Paul Biya, CRTV 31 Dec 2007:
Bien que la prochaine élection présidentielle ne doive avoir lieu qu’en 2011, il est normal et même encourageant que les camerounais s’intéressent à ce problème puisque c’est de l’avenir de leurs institutions qu’il s’agit. De toutes nos provinces, de nombreux appels favorables à une révision me parviennent. Je n’y suis évidemment pas insensible.
De fait, les arguments ne manquent pas qui militent en faveur d’une révision, notamment de l’article 6. Celui-ci apporte en effet une limitation à la volonté populaire, limitation qui s’accorde mal avec l’idée même de choix démocratique.
J’ajoute qu’en soi une révision constitutionnelle n’a rien d’anormal. Notre Loi Fondamentale actuelle (qui est elle-même la résultante d’une révision de notre constitution de 1972) comporte des procédures de révision. Celles-ci permettent, si nécessaire, une adaptation du texte à l’évolution de notre société politique. Elles sont par ailleurs de portée générale et ne concernent qui que ce soit en particulier
Bien que la prochaine élection présidentielle ne doive avoir lieu qu’en 2011, il est normal et même encourageant que les camerounais s’intéressent à ce problème puisque c’est de l’avenir de leurs institutions qu’il s’agit. De toutes nos provinces, de nombreux appels favorables à une révision me parviennent. Je n’y suis évidemment pas insensible.
De fait, les arguments ne manquent pas qui militent en faveur d’une révision, notamment de l’article 6. Celui-ci apporte en effet une limitation à la volonté populaire, limitation qui s’accorde mal avec l’idée même de choix démocratique.
J’ajoute qu’en soi une révision constitutionnelle n’a rien d’anormal. Notre Loi Fondamentale actuelle (qui est elle-même la résultante d’une révision de notre constitution de 1972) comporte des procédures de révision. Celles-ci permettent, si nécessaire, une adaptation du texte à l’évolution de notre société politique. Elles sont par ailleurs de portée générale et ne concernent qui que ce soit en particulier

