CL : La Côte d’Ivoire était un symbole de stabilité en Afrique de l’ouest comme le Cameroun l’est aujourd’hui en Afrique Centrale. Pensez-vous qu’un scénario comme celui-là puisse être possible au Cameroun ?
J’aimerai bien pouvoir dire non. Mais on sait très bien qu’il n’est pas possible de prédire l’avenir en excluant le pire. Mais on entend souvent des Camerounais prédire le pire…et je pense à la légère. Il faudrait qu’ils sachent que ce n’est pas un amusement. On sait quand elle commence, mais on ne sait pas quand elle s’arrête, et on ne sait pas quels sont les dégâts qu’elle aura engendrés avant de s’arrêter. Aussi il vaut mieux ne pas souhaiter que ça arrive au Cameroun. Je crois que quelque part, psychologiquement, les Camerounais sont quelque peu vaccinés contre ce qui pourrait arriver simplement parce que les Camerounais, ont une histoire différente. Ce que les Ivoiriens vivent aujourd’hui, nous l’avons connu avant l’indépendance. Donc quand les gens disent souvent que les Camerounais ne sont pas capables de sacrifices, qu’ils sont mous, ne disent rien, c’est qu’ils ont beaucoup souffert. On a tendance à l’oublier. Pour ne prononcer que ces noms-là , vous savez bien que les Um Nyobe , Ernest Ouandje, et beaucoup d’autres étaient des personnes que les Camerounais dans leur majorité appréciaient beaucoup et ils sont morts prématurément.
J’aimerai bien pouvoir dire non. Mais on sait très bien qu’il n’est pas possible de prédire l’avenir en excluant le pire. Mais on entend souvent des Camerounais prédire le pire…et je pense à la légère. Il faudrait qu’ils sachent que ce n’est pas un amusement. On sait quand elle commence, mais on ne sait pas quand elle s’arrête, et on ne sait pas quels sont les dégâts qu’elle aura engendrés avant de s’arrêter. Aussi il vaut mieux ne pas souhaiter que ça arrive au Cameroun. Je crois que quelque part, psychologiquement, les Camerounais sont quelque peu vaccinés contre ce qui pourrait arriver simplement parce que les Camerounais, ont une histoire différente. Ce que les Ivoiriens vivent aujourd’hui, nous l’avons connu avant l’indépendance. Donc quand les gens disent souvent que les Camerounais ne sont pas capables de sacrifices, qu’ils sont mous, ne disent rien, c’est qu’ils ont beaucoup souffert. On a tendance à l’oublier. Pour ne prononcer que ces noms-là , vous savez bien que les Um Nyobe , Ernest Ouandje, et beaucoup d’autres étaient des personnes que les Camerounais dans leur majorité appréciaient beaucoup et ils sont morts prématurément.

