maginez-vous, vous-mêmes, vivant dans un quartier de Douala ou de Yaoundé. Vous perdez un fils suite à un accident de circulation ou de suite d’une maladie. Et comme c’est souvent le cas, on vous dit que c’est votre voisin de derrière qui vous a « mange »votre fils. C’est notre culture et ça n’empêche pas que je fasse attention parce que les autres y croient. Je ne peux pas tout le temps leur dire que ça n’existe pas. Le plus important n’est pas ce qui existe mais ce que les gens ont dans leur tête. Pour en revenir à mon exemple, on vous dit que voilà celui qui a mangé votre enfant. Un autre jour, on revient vous dire qu’il se prépare à vous manger un deuxième et voici ce que vous devez faire pour empêcher cela. Est-ce que vous accepteriez le risque de perdre à nouveau un de vos enfants ? Vous réagirez forcément. Je pense donc que nous devons tous tenir compte du fait que le président Bush est le responsable d’une nation qui a vu mourir près de 3000 de ses concitoyens et qui a vu les grands symboles de sa santé économique, financière et technologique disparaître en moins de 20 minutes.

