@ Bencheur
Tu es, fiston, l'un des oeufs que je ne veux pas voir brisés dans la bagarre. Un jour, à Yaoundé, j'assistais à une conférence où le modérateur a dit une chose: "Chien vivant vaut mieux que lion mort". Traduction, le plus véhément des protestataires n'est utile à personne après sa mort.
Je n'ai pas honte des 18 parents que les colons m'ont volé. Je dis qu'ils auraient été plus utiles s'ils avaient vécu plus longtemps. Ce n'est pas sans fondement que je m'interroge: "Qu'auraient pu faire Ossendé Afana, Ernest Ouandié ou Gabriel Abolo s'ils avaient eu le temps de vivre" ?
Certains de ceux (de la diaspora surtout) qui crient haro sur le baudet sont souvent les mêmes qui bravent le froid et la canicule pour aller attendre ces mêmes dirigeants dans les aéroports, pas pour les entrater, mais pour les encenser.
Je ne comprends pas les références à la démocratie de certains pyromanes du claviers qui hantent notre manguier. Ils jettent des comparaisons puériles entre le chaos camerounais et les pays dits de tradition démocratique.
Pourquoi le régime actuel reste-t-il accroché au Cameroun comme une sangsue ? C'est grâce à l'opposition. Jeunes gens, dans quelques années, dans les cours de science politique et d'histoire des institutions, vos enfants apprendront ce que le magazine international "L'Autre Afrique" a si bien dépeint dans une caricature à l'issue de la présidentielle de 1997.
On y voyait Paul Biya, dans un discours à la Nation, remercier Fru Ndi car disait-il, rien ne pouvait mieux garantir son maintien au pouvoir qu'UN BON BOYCOTT ! A méditer. Et puis, les études que j'ai faites m'ont appris que l'alternance présuppose l'existence d'une opposition structurée. C'est ce qui a rendu le SOPPI (Changement) possible au Sénégal.
Mais au Cameroun, de Fru Ndi à Gugusse Essaka en passant par Ndam Ndjoya et autres Kodock, tous les chefs de partis politiques ont un seul rêve: ETOUDI. Alors, personne n'accepte de tenir le rôle de PM, de MINAT ou de Président de l'Assemblée Nationale. Chacun veut être Khalife à la place du khalife. Rien de moins.
Les anglais disent: "Because I hate heat, I would never jump from the fry pan into fire". Traduction: "Parce que je hais la chaleur, je ne sauterai jamais de la poêle dans le feu". Je trouve un peu lassant de lire certaines inepties parce que mon âge et ma petite expérience m'ont montré que certains ont le courage de leurs déclarations et la peur bleue de leurs conséquences.
J'ai en outre la naïveté de penser qu'à moins de trois semaines du coup d'envoi de la CAN, il y a une foule d'autres sujets qui méritent notre attention. Comme les informations utiles que Ndogkoti nous fournit si gracieusement. Ramons plutôt dans ces eaux-là , pour l'instant.
Je crois enfin que même si l'on s'appelle Brésil, lorsque l'on entre sur l'ère de jeu pour une rencontre, on doit se souvenir qu'un match a trois issues possibles: la victoire, le nul et LA DEFAITE.
La France l'a appris à ses dépens à Japon-Corée. Mais je ne démords pas de mon postulat: les tenants du titres ne doivent pas eux-même faire le deuil de leur avenir. A moins de vouloir se faire gratuitement hara kiri. La liste DEFINITIVE n'est pas encore publiée. En 1990, pour tenter de déconcentrer le Cameroun, l'Argentine a publié à plusieurs reprise des listes où le nom de Maradona ne figuraient pas. Qui vous dit que nous ne sommes pas dans un schéma similaire ?
De toutes les façons, j'espère que le moral des joueurs n'est pas à l'image de celui de leurs soi-disant inconditionnels. Sinon, je conseillerais à tous de fermer le toli et de ne pas regarder la CAN, car elle sera amère. Je vous salue.
Tu es, fiston, l'un des oeufs que je ne veux pas voir brisés dans la bagarre. Un jour, à Yaoundé, j'assistais à une conférence où le modérateur a dit une chose: "Chien vivant vaut mieux que lion mort". Traduction, le plus véhément des protestataires n'est utile à personne après sa mort.
Je n'ai pas honte des 18 parents que les colons m'ont volé. Je dis qu'ils auraient été plus utiles s'ils avaient vécu plus longtemps. Ce n'est pas sans fondement que je m'interroge: "Qu'auraient pu faire Ossendé Afana, Ernest Ouandié ou Gabriel Abolo s'ils avaient eu le temps de vivre" ?
Certains de ceux (de la diaspora surtout) qui crient haro sur le baudet sont souvent les mêmes qui bravent le froid et la canicule pour aller attendre ces mêmes dirigeants dans les aéroports, pas pour les entrater, mais pour les encenser.
Je ne comprends pas les références à la démocratie de certains pyromanes du claviers qui hantent notre manguier. Ils jettent des comparaisons puériles entre le chaos camerounais et les pays dits de tradition démocratique.
Pourquoi le régime actuel reste-t-il accroché au Cameroun comme une sangsue ? C'est grâce à l'opposition. Jeunes gens, dans quelques années, dans les cours de science politique et d'histoire des institutions, vos enfants apprendront ce que le magazine international "L'Autre Afrique" a si bien dépeint dans une caricature à l'issue de la présidentielle de 1997.
On y voyait Paul Biya, dans un discours à la Nation, remercier Fru Ndi car disait-il, rien ne pouvait mieux garantir son maintien au pouvoir qu'UN BON BOYCOTT ! A méditer. Et puis, les études que j'ai faites m'ont appris que l'alternance présuppose l'existence d'une opposition structurée. C'est ce qui a rendu le SOPPI (Changement) possible au Sénégal.
Mais au Cameroun, de Fru Ndi à Gugusse Essaka en passant par Ndam Ndjoya et autres Kodock, tous les chefs de partis politiques ont un seul rêve: ETOUDI. Alors, personne n'accepte de tenir le rôle de PM, de MINAT ou de Président de l'Assemblée Nationale. Chacun veut être Khalife à la place du khalife. Rien de moins.
Les anglais disent: "Because I hate heat, I would never jump from the fry pan into fire". Traduction: "Parce que je hais la chaleur, je ne sauterai jamais de la poêle dans le feu". Je trouve un peu lassant de lire certaines inepties parce que mon âge et ma petite expérience m'ont montré que certains ont le courage de leurs déclarations et la peur bleue de leurs conséquences.
J'ai en outre la naïveté de penser qu'à moins de trois semaines du coup d'envoi de la CAN, il y a une foule d'autres sujets qui méritent notre attention. Comme les informations utiles que Ndogkoti nous fournit si gracieusement. Ramons plutôt dans ces eaux-là , pour l'instant.
Je crois enfin que même si l'on s'appelle Brésil, lorsque l'on entre sur l'ère de jeu pour une rencontre, on doit se souvenir qu'un match a trois issues possibles: la victoire, le nul et LA DEFAITE.
La France l'a appris à ses dépens à Japon-Corée. Mais je ne démords pas de mon postulat: les tenants du titres ne doivent pas eux-même faire le deuil de leur avenir. A moins de vouloir se faire gratuitement hara kiri. La liste DEFINITIVE n'est pas encore publiée. En 1990, pour tenter de déconcentrer le Cameroun, l'Argentine a publié à plusieurs reprise des listes où le nom de Maradona ne figuraient pas. Qui vous dit que nous ne sommes pas dans un schéma similaire ?
De toutes les façons, j'espère que le moral des joueurs n'est pas à l'image de celui de leurs soi-disant inconditionnels. Sinon, je conseillerais à tous de fermer le toli et de ne pas regarder la CAN, car elle sera amère. Je vous salue.

