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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Ntang Ntang a écrit le 6 janvier 2004 à 11h20
@ Bencheur

Nous évoluons dans la bonne direction, fiston ! Admets avec moi qu'un post n'est pas une thèse de Doctorat ni même une monographie. Je m'excuse d'entrée auprès de Don Pépé en lui rappelant que je ne sais parler que le français que l'on m'a enseigné.

A l'école primaire, j'ai chanté des chansons à la gloire de... Napoléon en marquant le pas en cadence. On ne se refait pas, surtout à mon âge. Man Bassa a bien saisi le sens de mon évocation de Ben Laden lorsqu'il te répond : "Je ne peux que déplorer ta manière habile de filer le bébé à quelqu’un d’autre."

Pendant que les 19 kamikazes du 11 septembre 2001 se faisaient exploser, où étaient les enfants Laden ? Pendant que, durant les années de braise au Cameroun, de jeunes gens ont versé leur sang pour un changement qui n'est toujours pas pour demain, où étatient les gosses des leaders ?

Le mot MAQUIS ne doit pas dire grand chose à beaucoup d'entre vous. J'ai été témoin occulaire de choses qui me font encore frémir aujourd'hui, rien que d'y penser. Jeunes hommes décapités, corps mutilés ou cuits dans des incendies... Ma famille a payé un lourd tribu à la colonisation allemande (11 morts par pendaison, fusillade et grève de la faim) et à la gestion franco-anglaise (7 morts). Qui dit pire ?

J'abhorre (je déteste) la violence parce qu'elle m'a volé des arrières grands-parents, des oncles et plein d'autres êtres que j'aimais et qui m'aimaient. Chaque fois que je le pourrai, je ferai de mon mieux pour lui barrer la route. Qu'elle se présente sous forme de hooliganisme, de barbarie, de guerre civile ou de génocide, JE LA HAIS !

J'ai cependant la révendication dans les gènes et suis toujours passé pour quelqu'un qui dit ce qu'il pense. Je claironne que la violence avilit son auteur, détruit sa victime et appauvrit l'humanité. Qu'auraient pu faire Ossendé Afana, Ernest Ouandié ou Gabriel Abolo s'ils avaient eu le temps de vivre ?

Je déplore les misères faites à un Achille Mbembé ou à Mongo Beti. Je ne vis pas dans mon pays en ce moment parce que la recherche OBJECTIVE de conditions meilleures me contraignent à choisir l'étranger. Mais je réinvestis au pays, et un proverbe de chez moi dit que "Celui qui possède des oeufs n'aime pas entendre parler de bagarre". En outre, les racines de nos maux sont hors du pays. Elles sont profondément fichées dans les politiques et stratégies de chancelleries que je ne vous ferai pas l'injure de nommer ici. Abattez leurs marionettes actuelles. Elles seront vite remplacées par d'autres mensonges vivants, plus subtiles et plus vénéneux.

Nous de la minorité grandissante sous le manguier, nous clamons haut et fort que LES LICS SONT ENCORE CHAMPIONS D'AFRIQUE. Qu'ils auront à coeur de défendre royalement ce titre en hommage à Marco. Qu'en plus de vouloir passer à la postérité comme la première équipe du continent à avoir conservé le titre trois fois de suite, ils se battront pour cet homme de dialogue et de pondération que fut Marco, dans et surtout hors des stades.

Je ne suis peut-être pas quelqu'un de très intelligent, mais je vous avoue que je ne comprends pas pourquoi certains semblent avoir organisé les funérailles des LICs avant le début du tournoi. Il me semble pour ma part que WS ait décidé d'imprimer sa marque à cette équipe en choisissant ses hommes.

Ceux d'entre vous qui sont de la diaspora ont, comme moi, éprouvé un léger malaise lorsque les journaux français notamment, présentent aujourd'hui encore, les victoires footbalistiques du Cameroun comme des fruits du travail de Lechantre, voire de Leroy. WS VEUT garder sa meute de Lions jusqu'en 2006. Pour ce faire, il doit remanier, rajeunir.

Certains ne vendaient pas cher la peau des LICs avant la Coupe des Confédérations. Allons ! Allons ! Allons ! Les enfants ! Soyons constructifs et positifs ! Les LICs ne sont ni malades ni morts. Et puis, la CAN n'est pas notre propriété privée.

Pour la gagner, les gars vont devoir mouiller le maillot. Ils vont devoir être plus forts que les autres qui croyez-moi, ont beacoup progressé depuis Mali 2002. C'est cela la loi du sport.

Certains penseront encore que lire Père Ntang est un pred-temps. Mais que vous soyez de TANGA Sud ou de TANGA Est, je dis, ne confondons pas bravoure et bravade. Ayons un esprit critique et non un esprit de critique. Vivons les détails du compte à rebours déjà bien avancé qui nous mène inexorablement vers Tunis au soir du 14 février 2004.

Un merci particulier à Ndogkoti. Quoi de neuf là-bas ?
Merci de patienter...
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