@JOHN BARRICK
Avant de quitter mon bureau, je dois te demander comment tu penses que le changement interviendra un jour au Cameroun. En étant gentil gentil, en ne disant rien, en ne provoquant personne? Pourquoi sommes-nous si réfractaires à l'affrontement au niveau des idées, sans injures? Tu dois te rappeler tes premiers pas chez les Blancs, qui n'étaient sans doute pas différents des miens. La plupart du temps, pour obtenir du respect, il fallait que le Blanc pense que tu peux te résoudre à la violence. L'établissement d'un rapport de forces positif est toujours un bon pas vers la coexistence pacifique et le respect mutuel. Le temps des Gandhi est révolu depuis... et ne marcherait pas devant les pouvoirs publics camerounais, qui n'aiment pas leur pays et ne pensent qu'à s'autoalimenter. Ce qu'il faut à la tête des Lions, c'est soit un fou à la Rawlings soit un type qui dise et qui montre que ce rapport de forces lui est favorable. Le premier pas : qu'il n'ait pas faim. Je t'appelle demain.
Avant de quitter mon bureau, je dois te demander comment tu penses que le changement interviendra un jour au Cameroun. En étant gentil gentil, en ne disant rien, en ne provoquant personne? Pourquoi sommes-nous si réfractaires à l'affrontement au niveau des idées, sans injures? Tu dois te rappeler tes premiers pas chez les Blancs, qui n'étaient sans doute pas différents des miens. La plupart du temps, pour obtenir du respect, il fallait que le Blanc pense que tu peux te résoudre à la violence. L'établissement d'un rapport de forces positif est toujours un bon pas vers la coexistence pacifique et le respect mutuel. Le temps des Gandhi est révolu depuis... et ne marcherait pas devant les pouvoirs publics camerounais, qui n'aiment pas leur pays et ne pensent qu'à s'autoalimenter. Ce qu'il faut à la tête des Lions, c'est soit un fou à la Rawlings soit un type qui dise et qui montre que ce rapport de forces lui est favorable. Le premier pas : qu'il n'ait pas faim. Je t'appelle demain.

