@Mudo
voici un papier de l'Huma, du 3 juillet 1990 : "Ah si, il y en a un que l’on connaît bien en France, et qui n’a pas joué de tout le Mondiale. C’est Joseph Antoine-Bell, le gardien de Bordeaux, l’ancien de Marseille radié par Tapie, et à qui les éléments les plus avancés du public du stade Vélodrome balançaient des bananes, histoire de lui montrer qu’on est généralement Blanc, raciste et con à la fois, ce qu’il savait d’expérience. Pourquoi n’a-t-il pas joué Jo ? Parce qu’il s’est posé en porte-parole de ses coéquipiers, lassés d’être traités comme des esclaves par des dirigeants formés à l’école de Yaoundé, eux aussi, mais l’autre, celle où l’on apprend à couper les libertés en rondelles, à la machette. Lui qui n’a pas sa langue dans sa poche et son coeur dans sa manche, il a tapé du poing sur la table, expliquant son geste par ces quelques mots : « Je savais, en prenant la décision de défendre certains principes, que j’allais m’exposer. Mais il m’était impossible de faire autrement. Pour moi, la limite extrême de la solidarité, c’est le sacrifice. »
alors tu ne penses pas que 1990 était miracle? tu penses que le Cameroun avait travaillé pour avoir ce résultat?
voici un papier de l'Huma, du 3 juillet 1990 : "Ah si, il y en a un que l’on connaît bien en France, et qui n’a pas joué de tout le Mondiale. C’est Joseph Antoine-Bell, le gardien de Bordeaux, l’ancien de Marseille radié par Tapie, et à qui les éléments les plus avancés du public du stade Vélodrome balançaient des bananes, histoire de lui montrer qu’on est généralement Blanc, raciste et con à la fois, ce qu’il savait d’expérience. Pourquoi n’a-t-il pas joué Jo ? Parce qu’il s’est posé en porte-parole de ses coéquipiers, lassés d’être traités comme des esclaves par des dirigeants formés à l’école de Yaoundé, eux aussi, mais l’autre, celle où l’on apprend à couper les libertés en rondelles, à la machette. Lui qui n’a pas sa langue dans sa poche et son coeur dans sa manche, il a tapé du poing sur la table, expliquant son geste par ces quelques mots : « Je savais, en prenant la décision de défendre certains principes, que j’allais m’exposer. Mais il m’était impossible de faire autrement. Pour moi, la limite extrême de la solidarité, c’est le sacrifice. »
alors tu ne penses pas que 1990 était miracle? tu penses que le Cameroun avait travaillé pour avoir ce résultat?

