Victime de la mondialisation, Henry se délocalise au Barça
Par Mark Landers (Journaliste) 09H22 25/06/2007
En décidant de quitter le club anglais d'Arsenal pour rejoindre les rangs du FC Barcelone, Thierry Henry, troisième sportif français le plus aimé de ses compatriotes, n'a pas seulement changé de club. Il a aussi initié une nouvelle forme de contestation sportive, que l'on pourrait définir ainsi: l'alterdélocalisation.
Dans une délocalisation classique, c'est le patron qui déménage son entreprise. Dans cette affaire, c'est le travailleur qui a choisi lui-même de filer à l'anglaise. Car à l'origine de ce transfert, que le footballeur lui-même avait catégoriquement refusé l'an passé, se trouve, en plus d'objectifs sportifs, un remaniement du conseil d'administration d'Arsenal intervenu récemment.
Au centre des débats, David Dein, ancien-vice président d'Arsenal, qui, avec l'aide du manageur français Arsène Wenger pour le côté sportif, a su monter au fils des ans une formidable équipe à gagner, récompensée par de nombreux trophées.
Oui mais voilà : David Dein s'est montré un peu trop pressant ces derniers mois, quand un milliardaire américain, Stan Kroenke, a souhaité prendre le contrôle du club anglais. Arsenal, c'est tout de même une institution outre-Manche, un club anglais qui appartient encore à des Anglais.
Par Mark Landers (Journaliste) 09H22 25/06/2007
En décidant de quitter le club anglais d'Arsenal pour rejoindre les rangs du FC Barcelone, Thierry Henry, troisième sportif français le plus aimé de ses compatriotes, n'a pas seulement changé de club. Il a aussi initié une nouvelle forme de contestation sportive, que l'on pourrait définir ainsi: l'alterdélocalisation.
Dans une délocalisation classique, c'est le patron qui déménage son entreprise. Dans cette affaire, c'est le travailleur qui a choisi lui-même de filer à l'anglaise. Car à l'origine de ce transfert, que le footballeur lui-même avait catégoriquement refusé l'an passé, se trouve, en plus d'objectifs sportifs, un remaniement du conseil d'administration d'Arsenal intervenu récemment.
Au centre des débats, David Dein, ancien-vice président d'Arsenal, qui, avec l'aide du manageur français Arsène Wenger pour le côté sportif, a su monter au fils des ans une formidable équipe à gagner, récompensée par de nombreux trophées.
Oui mais voilà : David Dein s'est montré un peu trop pressant ces derniers mois, quand un milliardaire américain, Stan Kroenke, a souhaité prendre le contrôle du club anglais. Arsenal, c'est tout de même une institution outre-Manche, un club anglais qui appartient encore à des Anglais.

