PARIS (Reuters) - D'ultimes peines de prison avec sursis symboliques ont été prononcées contre dix prévenus du troisième et dernier acte de l'affaire Elf, qui marque la fin d'un des plus retentissants scandales financiers de l'histoire judiciaire en France, commencé en 1994.
Ce dernier procès concernait des emplois présumés fictifs accordés au début des années 1990, notamment à des fidèles de l'ancien président François Mitterrand et de l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, par Elf Aquitaine international (EAI), filiale suisse d'Elf (aujourd'hui Total).
Loïk Le Floch-Prigent, 63 ans, P-DG d'Elf de 1989 à 1993, est sanctionné de 15 mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende pour avoir approuvé huit emplois fictifs.
Cette peine sera confondue avec la condamnation déjà prononcée dans le dossier principal, cinq ans de prison ferme et 375.000 euros d'amende, a dit le tribunal. En revanche, il devra payer 616.903 euros de dommages et intérêts de plus à Total.
Jean-Claude Vauchez, ex-administrateur d'EAI, est condamné à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.
Huit ex-employés d'EAI sont condamnés et devront rembourser l'argent perçu, dont deux proches de François Mitterrand. Jacques Maroselli, 85 ans, maire de Luxeuil (Haute-Saône) de 1970 à 1989 (63.113 euros perçus), et Solange Bonin, 78 ans, épouse d'un ami de la Nièvre de François Mitterrand (186.902 euros perçus), sont sanctionnés respectivement de huit mois de prison avec sursis avec 30.000 euros d'amende, un an avec sursis et 100.000 euros d'amende.
Sont aussi condamnés des fidèles de Charles Pasqua, comme Marc Leandri, fils d'un policier ami de l'ex-ministre (10 mois avec sursis et 50.000 euros d'amende pour avoir perçu l'équivalent de 106.000 euros), et un restaurateur corse qui connaissait des difficultés économiques, Paul Polverelli (la même peine pour 121.000 euros perçus).
PEINE NON EXECUTEE POUR TARALLO
Neuf anciens employés d'EAI sont en revanche relaxés, notamment les ex-policiers François Antona et Daniel Leandri, l'ex-journaliste du Figaro et de TF1 Laurence Perrier et l'ancien député européen de droite Yves Verwaerde.
Le scandale Elf, portant sur des détournements de fonds d'un montant global de plusieurs centaines de millions d'euros entre 1989 et 1993, a mis au jour les circuits de l'argent "noir" du pétrole, entre chefs d'Etat étrangers et réseaux politiques français.
Cette affaire, portée
Ce dernier procès concernait des emplois présumés fictifs accordés au début des années 1990, notamment à des fidèles de l'ancien président François Mitterrand et de l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, par Elf Aquitaine international (EAI), filiale suisse d'Elf (aujourd'hui Total).
Loïk Le Floch-Prigent, 63 ans, P-DG d'Elf de 1989 à 1993, est sanctionné de 15 mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende pour avoir approuvé huit emplois fictifs.
Cette peine sera confondue avec la condamnation déjà prononcée dans le dossier principal, cinq ans de prison ferme et 375.000 euros d'amende, a dit le tribunal. En revanche, il devra payer 616.903 euros de dommages et intérêts de plus à Total.
Jean-Claude Vauchez, ex-administrateur d'EAI, est condamné à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.
Huit ex-employés d'EAI sont condamnés et devront rembourser l'argent perçu, dont deux proches de François Mitterrand. Jacques Maroselli, 85 ans, maire de Luxeuil (Haute-Saône) de 1970 à 1989 (63.113 euros perçus), et Solange Bonin, 78 ans, épouse d'un ami de la Nièvre de François Mitterrand (186.902 euros perçus), sont sanctionnés respectivement de huit mois de prison avec sursis avec 30.000 euros d'amende, un an avec sursis et 100.000 euros d'amende.
Sont aussi condamnés des fidèles de Charles Pasqua, comme Marc Leandri, fils d'un policier ami de l'ex-ministre (10 mois avec sursis et 50.000 euros d'amende pour avoir perçu l'équivalent de 106.000 euros), et un restaurateur corse qui connaissait des difficultés économiques, Paul Polverelli (la même peine pour 121.000 euros perçus).
PEINE NON EXECUTEE POUR TARALLO
Neuf anciens employés d'EAI sont en revanche relaxés, notamment les ex-policiers François Antona et Daniel Leandri, l'ex-journaliste du Figaro et de TF1 Laurence Perrier et l'ancien député européen de droite Yves Verwaerde.
Le scandale Elf, portant sur des détournements de fonds d'un montant global de plusieurs centaines de millions d'euros entre 1989 et 1993, a mis au jour les circuits de l'argent "noir" du pétrole, entre chefs d'Etat étrangers et réseaux politiques français.
Cette affaire, portée

