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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Alloga Alloga a écrit le 11 mai 2007 à 20h48
Cette élection annonce-t-elle un changement dans les rapports entre la France et les pays africains ?

(Il rit bien fort) Les Africains me chagrinent et me désolent par leur propension à attendre le changement des autres. Ce n’est pas Sarkozy ou les autres dirigeants d’Europe ou d’Amérique qui vont changer l’Afrique. Ce sont les Africains eux-mêmes.

Sarkozy est peut être une opportunité, une circonstance favorable. Vu son âge et son parcours, il a eu l’occasion de fréquenter des Africains de la même génération que lui et qui ne font aucun complexe. Cela lui permet de savoir que les Noirs sont des hommes comme les autres ; il y en a de brillants, de bons, de moins bons et, pourquoi pas, de cons comme dans toutes les autres races.

Le nouveau président français ne peut donc pas avoir des complexes de supériorité comme ceux qui ont été moulé à l’époque coloniale. Il ne devrait pas s’offusquer d’avoir en face de lui des Africains qui défendent leurs intérêts comme lui-même défendra désormais ceux de la France.

Pendant longtemps, les autres étaient gagnants, nos pays étaient perdants, mais les négociateurs de nos pays étaient gagnants à tous les coups. Nous avons besoin que des hommes et des femmes valables prennent les choses en mains. Il faut en finir avec la répression de l’intelligence qui a caractérisé nos pays jusqu’ici.

Joseph Antoine Bell va-t-il continuer à faire ces analyses hors du champ politique alors qu’il peut s’engager plus ?

En parlant comme je le fais ici ou ailleurs, je m’occupe des choses de mon pays. Je prends position dans le débat, j’avance mes idées.

N’est-ce pas mieux de descendre dans l’arène politique ?

Certains ont fait bien moins d’analyses que moi et sont en charge ici ou là des affaires publiques. De plus, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de porter des couleurs politiques pour faire avancer les choses. Si en plus c’est pour ne rien décider et faire remonter tout au chef de l’Etat, alors ça ne vaut pas la peine. Tout est ramené à son niveau.

Evidemment s’il n’y a qu’un seul qui doit prendre les décisions, il est clair que le rendement sera faible. Pour augmenter le rendement, chacun doit faire preuve d’audace en proposant des solutions et en prenant des décisions. Et ce n’est pas contraire à ce que dit le président Biya. A ses responsables du parti, il demandait encore il y a peu de s’ouvrir aux compétences, aux intelligences. Mais on a l’impression que ce discours ne se traduit pas en actions par ceu
Merci de patienter...
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