Que faut-il donc faire pour changer les choses ?
Il faut avoir le courage de regarder les choses en face. La vérité a beau être cruelle, c’est elle qui nous permet de poser le bon diagnostic. Or, sans bon diagnostic, il n’y a pas de bonne prescription médicale. Nous sommes installés dans la culture du paraître. C’est la culture des feymen. Cinquante ans que nous privilégions le paraître à la vérité.
Alors que ressentez-vous en voyant la situation actuelle du football camerounais ?
(Manifestement affecté) Beaucoup de tristesse, une grande exaspération, de la frustration. Ce cocktail aurait dû me conduire à l’indifférence. La seule chose qui empêche que l’indifférence s’installe c’est qu’il s’agit de mon pays le Cameroun. Le football est à l’image de tout le reste. Devant un tel gâchis, on ne peut que pleurer.
Il y a vingt-cinq ans, je donnais un avis d’expert. J’analysais une situation qui annonçait des jours sombres. On ne m’a pas écouté. On a pensé que j’en voulais à ceux qui étaient en place. A l’époque j’avais ma carrière et tous les avantages qui allaient avec. Je n’étais pas dans le besoin. Aujourd’hui, il ne faut plus être expert pour voir que ça va mal. Et la chute risque de se poursuivre car jusqu’ici on recouvre les problèmes d’un drap blanc.
Votre jugement n’est-il pas excessif ?
Qu’il s’agisse des clubs ou de l’équipe nationale, chacun a pu constater qu’il y a de sérieux problèmes. Nos clubs parviennent difficilement à franchir les premiers tours des coupes africaines. Cotonsport accumule les titres de champion du Cameroun. En coupe d’Afrique, il fait illusion à domicile grâce à une expulsion par-ci ou un pénalty par-là mais se fait éliminer. Ce qui remet en cause à la fois les conditions dans lesquelles ses titres sont remportés et la qualité même du championnat.
On organise la désorganisation du championnat. Qui sait quand il se joue ? Qui sait quelles sont les règles applicables ? Voyez Foudre qui est battu forfait alors qu’il se trouve au stade à Garoua. L’équipe se fait rembourser les frais engagés. On n’y comprend plus rien. On ne joue plus pour les trois points mais pour d’obscurs arrangements.
Voyez les interpoules où deux clubs qui s’opposaient sont déclarés vainqueurs du même match. En plus on refait le règlement après le déroulement de la compétition. On dirait que tout le monde est anesthésié.
Et les Lions Indomptables alors ?
(Très posé) Encore un immense gâchis. Un pays qui a l’âge du Cameroun et do
Il faut avoir le courage de regarder les choses en face. La vérité a beau être cruelle, c’est elle qui nous permet de poser le bon diagnostic. Or, sans bon diagnostic, il n’y a pas de bonne prescription médicale. Nous sommes installés dans la culture du paraître. C’est la culture des feymen. Cinquante ans que nous privilégions le paraître à la vérité.
Alors que ressentez-vous en voyant la situation actuelle du football camerounais ?
(Manifestement affecté) Beaucoup de tristesse, une grande exaspération, de la frustration. Ce cocktail aurait dû me conduire à l’indifférence. La seule chose qui empêche que l’indifférence s’installe c’est qu’il s’agit de mon pays le Cameroun. Le football est à l’image de tout le reste. Devant un tel gâchis, on ne peut que pleurer.
Il y a vingt-cinq ans, je donnais un avis d’expert. J’analysais une situation qui annonçait des jours sombres. On ne m’a pas écouté. On a pensé que j’en voulais à ceux qui étaient en place. A l’époque j’avais ma carrière et tous les avantages qui allaient avec. Je n’étais pas dans le besoin. Aujourd’hui, il ne faut plus être expert pour voir que ça va mal. Et la chute risque de se poursuivre car jusqu’ici on recouvre les problèmes d’un drap blanc.
Votre jugement n’est-il pas excessif ?
Qu’il s’agisse des clubs ou de l’équipe nationale, chacun a pu constater qu’il y a de sérieux problèmes. Nos clubs parviennent difficilement à franchir les premiers tours des coupes africaines. Cotonsport accumule les titres de champion du Cameroun. En coupe d’Afrique, il fait illusion à domicile grâce à une expulsion par-ci ou un pénalty par-là mais se fait éliminer. Ce qui remet en cause à la fois les conditions dans lesquelles ses titres sont remportés et la qualité même du championnat.
On organise la désorganisation du championnat. Qui sait quand il se joue ? Qui sait quelles sont les règles applicables ? Voyez Foudre qui est battu forfait alors qu’il se trouve au stade à Garoua. L’équipe se fait rembourser les frais engagés. On n’y comprend plus rien. On ne joue plus pour les trois points mais pour d’obscurs arrangements.
Voyez les interpoules où deux clubs qui s’opposaient sont déclarés vainqueurs du même match. En plus on refait le règlement après le déroulement de la compétition. On dirait que tout le monde est anesthésié.
Et les Lions Indomptables alors ?
(Très posé) Encore un immense gâchis. Un pays qui a l’âge du Cameroun et do

