En Europe, il ne fait pas bon être entraîneur de club. En Afrique, c'est plutôt la fonction de sélectionneur, médiatique et terriblement exposée, qui équivaut en permanence à un siège éjectable. Seul Roger Lemerre résiste à la tempête, depuis 2002.
Cinq sur seize. Ils ne sont que cinq sélectionneurs, présents lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations en Egypte, l'an passé, à avoir conservé leur place jusqu'à aujourd'hui. Parmi eux, le Français Roger Lemerre (Tunisie) solide au poste depuis 2002, et l'Angolais Luis Oliveira Gonçalves (2003), qui étaient d'ailleurs de la phase finale au Mondial 2006, font figure de véritables héros pour la corporation. L'Egyptien Ali Shehata, champion d'Afrique en titre, s'accroche courageusement à un poste qui a «consommé», ou consumé de nombreux techniciens, ces dernières années.
En Afrique, la longévité au poste d'entraîneur national n'existe pas. Les nations les plus puissantes du continent, de l'Afrique du Sud au Nigeria, en passant par le Ghana, la Côte-d'Ivoire ou le Cameroun, pratiquent la valse des coaches depuis bien longtemps déjà . Certaines, en l'espace d'un an, ont changé jusqu'à trois fois d'entraîneur !
Autre constat, l'énergie déployée à en changer - souvent - et à se doter d'un étranger est sans commune mesure avec le peu de moyens mis à disposition pour développer le football à la base, et à former jeunes et techniciens.
Les raisons en sont limitées. Au choix, le coach fait souvent l'objet d'une guerre entre la Fédération et le Ministère des Sports, qui est le principal bailleur de fonds de la sélection. Qu'il soit étranger ou non, et ne bénéficie pas d'un contrat de coopérant, il arrive que son salaire ne soit pas versé régulièrement, voire carrément «oublié». L'absence ou le manque de moyens - stages, matches amicaux, administration passive ou inadéquate - conduit aussi souvent à la rupture.
Mais c'est bel et bien l'absence de résultats immédiats qui coûte généralement sa place au malheureux, après une poignée de matches. C'est le cas à Madagascar, qui s'est ainsi séparé du Français Jean-Paul Rossignol - remplacé par l'ancien Lensois Hervé Arsène - après un match (0-3 contre les Ivoiriens) tandis que son compatriote Noël Tosi était écarté au Congo, en raison - visiblement - de déclarations qui auraient irrité son employeur. Un Tosi beau joueur, puisqu'il avait continué de fonctionner, résultats à l'appui, en l'absence de tout salaire...
Quant à Idrissa Traor
Cinq sur seize. Ils ne sont que cinq sélectionneurs, présents lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations en Egypte, l'an passé, à avoir conservé leur place jusqu'à aujourd'hui. Parmi eux, le Français Roger Lemerre (Tunisie) solide au poste depuis 2002, et l'Angolais Luis Oliveira Gonçalves (2003), qui étaient d'ailleurs de la phase finale au Mondial 2006, font figure de véritables héros pour la corporation. L'Egyptien Ali Shehata, champion d'Afrique en titre, s'accroche courageusement à un poste qui a «consommé», ou consumé de nombreux techniciens, ces dernières années.
En Afrique, la longévité au poste d'entraîneur national n'existe pas. Les nations les plus puissantes du continent, de l'Afrique du Sud au Nigeria, en passant par le Ghana, la Côte-d'Ivoire ou le Cameroun, pratiquent la valse des coaches depuis bien longtemps déjà . Certaines, en l'espace d'un an, ont changé jusqu'à trois fois d'entraîneur !
Autre constat, l'énergie déployée à en changer - souvent - et à se doter d'un étranger est sans commune mesure avec le peu de moyens mis à disposition pour développer le football à la base, et à former jeunes et techniciens.
Les raisons en sont limitées. Au choix, le coach fait souvent l'objet d'une guerre entre la Fédération et le Ministère des Sports, qui est le principal bailleur de fonds de la sélection. Qu'il soit étranger ou non, et ne bénéficie pas d'un contrat de coopérant, il arrive que son salaire ne soit pas versé régulièrement, voire carrément «oublié». L'absence ou le manque de moyens - stages, matches amicaux, administration passive ou inadéquate - conduit aussi souvent à la rupture.
Mais c'est bel et bien l'absence de résultats immédiats qui coûte généralement sa place au malheureux, après une poignée de matches. C'est le cas à Madagascar, qui s'est ainsi séparé du Français Jean-Paul Rossignol - remplacé par l'ancien Lensois Hervé Arsène - après un match (0-3 contre les Ivoiriens) tandis que son compatriote Noël Tosi était écarté au Congo, en raison - visiblement - de déclarations qui auraient irrité son employeur. Un Tosi beau joueur, puisqu'il avait continué de fonctionner, résultats à l'appui, en l'absence de tout salaire...
Quant à Idrissa Traor

