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Oury Jalloh: Rapport de Rosa Amelia Plumelle-Uribe, membre de la Délégation Internationale
Submitted by voice on Mon, 09/04/2007 - 21:59. French
English:
-Regina Kiwanuka* (Ugandan Human Rights Activists, Member of the International Delegation of the Oury Jalloh Initiative., 04 April 2007.
***
Rapport de Rosa Amelia Plumelle-Uribe, membre de la Délégation Internationale invitée à se rendre au Palais de Justice de Dessau afin d'observer le déroulement du procès pour la mort d'Oury Jalloh.
Oury Jalloh était un Africain originaire de Sierra Leone réfugié en Allemagne où il avait fait une demande d'asile. Le 07 janvier 2005, très tôt le matin, il fut arrêté par la police dans la ville de Dessau, Allemagne, car il aurait importuné deux femmes. Il fut donc embarqué dans la voiture de la police et emmené au commissariat de Dessau où il fut placé en garde à vue dans une cellule située au sous-sol, étendu sur un matelas posé par terre, et menotté par les mains et les pieds à des crochets fixés au mur et dans le sol. Quelques heures plus tard, vers midi, un incendie a ravagé la cellule N° 5 où Oury Jalloh se trouvait enchaîné. Il y est mort, enchaîné, sans que les policiers puissent intervenir.
Les autorités, notamment le procureur, ont rapidement avancé et ensuite soutenu la thèse d'un suicide. Suivant cette hypothèse, Oury Jalloh, enchaîné par les mains et les pieds à des crochets fixés au mur et dans le sol, aurait eu tout de même la possibilité d'utiliser un briquet pour provoquer l'incendie. Cependant, quelques réfugiés dont Mouctar Bah, convaincus qu'il s'agissait d'un meurtre, se sont mobilisés pour éviter que l'enquête ne soit « classée sans suite » comme cela arrive dans les affaires où la victime est un immigré ou une personne plus ou moins marginalisée. Ils ont exigé qu'avant de conclure à la thèse du suicide, la vérité soit recherchée afin de connaître les circonstances ayant conduit à la mort d'Oury Jalloh.
Malgré la réticence de la police ainsi que des autorités judiciaires, l'enquête a avancé sous la pression de « L'Association pour la mémoire d'Oury Jalloh ». Cette Association a lancé une campagne pour la clarification de ce qui est devenu l'Affaire Oury Jalloh. Ainsi donc, au terme de deux ans de mobilisation et de médiatisation de l'affaire, deux policiers
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-Regina Kiwanuka* (Ugandan Human Rights Activists, Member of the International Delegation of the Oury Jalloh Initiative., 04 April 2007.
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Rapport de Rosa Amelia Plumelle-Uribe, membre de la Délégation Internationale invitée à se rendre au Palais de Justice de Dessau afin d'observer le déroulement du procès pour la mort d'Oury Jalloh.
Oury Jalloh était un Africain originaire de Sierra Leone réfugié en Allemagne où il avait fait une demande d'asile. Le 07 janvier 2005, très tôt le matin, il fut arrêté par la police dans la ville de Dessau, Allemagne, car il aurait importuné deux femmes. Il fut donc embarqué dans la voiture de la police et emmené au commissariat de Dessau où il fut placé en garde à vue dans une cellule située au sous-sol, étendu sur un matelas posé par terre, et menotté par les mains et les pieds à des crochets fixés au mur et dans le sol. Quelques heures plus tard, vers midi, un incendie a ravagé la cellule N° 5 où Oury Jalloh se trouvait enchaîné. Il y est mort, enchaîné, sans que les policiers puissent intervenir.
Les autorités, notamment le procureur, ont rapidement avancé et ensuite soutenu la thèse d'un suicide. Suivant cette hypothèse, Oury Jalloh, enchaîné par les mains et les pieds à des crochets fixés au mur et dans le sol, aurait eu tout de même la possibilité d'utiliser un briquet pour provoquer l'incendie. Cependant, quelques réfugiés dont Mouctar Bah, convaincus qu'il s'agissait d'un meurtre, se sont mobilisés pour éviter que l'enquête ne soit « classée sans suite » comme cela arrive dans les affaires où la victime est un immigré ou une personne plus ou moins marginalisée. Ils ont exigé qu'avant de conclure à la thèse du suicide, la vérité soit recherchée afin de connaître les circonstances ayant conduit à la mort d'Oury Jalloh.
Malgré la réticence de la police ainsi que des autorités judiciaires, l'enquête a avancé sous la pression de « L'Association pour la mémoire d'Oury Jalloh ». Cette Association a lancé une campagne pour la clarification de ce qui est devenu l'Affaire Oury Jalloh. Ainsi donc, au terme de deux ans de mobilisation et de médiatisation de l'affaire, deux policiers

