PDG de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Adolphe Moudiki
a les oreilles qui sifflent aujourd'hui, 21 mars... Ce n'est pas
tous les jours - surtout celui du printemps ! - que son nom est
prononcé entre Christophe de Margerie, le nouveau patron du groupe
Total, et les enquêteurs de la Brigade financière de la rue des
Rentiers, à Paris. Le groupe Total est soupçonné de "corruption" sur
des contrats au Cameroun et en Iran. Avec quatre autres dirigeants
du groupe, de Margerie est "au tourniquet"... Le juge Philippe
Courroye les fait interroger sur les comptes de Pedro de Almeda,
dirigeant d'Addax à Rotterdam et intermédiaire de Total. Selon l'Est
Républicain qui cite le dossier d'enquête, entre janvier 2005 et
août 2006, de nombreux retraits en espèces ont été effectués et des
chèques ont été émis par Pedro de Almeda à l'ordre d'Adolphe
Moudiki, le "Monsieur pétrole" du Cameroun. Magistrat formé Ã
Bordeaux, Moudiki a été justement choisi par le président Paul Biya
pour sa très grande discrétion. Fuyant les mondanités, cet éclairage
violent va sans aucun doute le mettre très mal à l'aise... Déjà cité
à propos de la même affaire dans un article du Figaro, il y a un
mois, la SNH avait dénoncé dans un communiqué pleine page de
Cameroon Tribune la mise en cause de sa filiale Tradex sur "des
mouvements financiers suspects concernant le groupe Total". La
compagnie affirmait travailler avec tous ses traders - dont Addax -
dans la transparence la plus totale (sans jeu de mots). Dont acte.
Ce n'est pourtant pas la première fois que le Cameroun est cité dans
les affaires pétrolières "françaises". Le juge Renaud Van Ruymbeke a
consacré plusieurs pages au Cameroun dans son réquisitoire de
l'affaire Elf, en particulier pour les activités de feu Alfred
Sirven (Elf Rivunion). C'est aujourd'hui la revanche de "ces gens
d'Elf" méprisés par les "Messieurs propres" de Total qui les ont mis
à la porte... Cette nouvelle affaire intervient aussi au moment où
le juge Van Ruymbeke vient de prononcer un "non-lieu" dans
l'affaire "Elf 2" qui concernait des contrats, notamment au Nigeria,
au Congo et en Angola. Le "casting" d'Elf 2 comprend : Ely Calil,
Frank Destribats, André Guelfi, Frédéric Isoard, Georges Krammer,
Antoine Tabet, Jean-Charles Marchiani, Samir Traboulsi et André
Tarallo. A suivre...
a les oreilles qui sifflent aujourd'hui, 21 mars... Ce n'est pas
tous les jours - surtout celui du printemps ! - que son nom est
prononcé entre Christophe de Margerie, le nouveau patron du groupe
Total, et les enquêteurs de la Brigade financière de la rue des
Rentiers, à Paris. Le groupe Total est soupçonné de "corruption" sur
des contrats au Cameroun et en Iran. Avec quatre autres dirigeants
du groupe, de Margerie est "au tourniquet"... Le juge Philippe
Courroye les fait interroger sur les comptes de Pedro de Almeda,
dirigeant d'Addax à Rotterdam et intermédiaire de Total. Selon l'Est
Républicain qui cite le dossier d'enquête, entre janvier 2005 et
août 2006, de nombreux retraits en espèces ont été effectués et des
chèques ont été émis par Pedro de Almeda à l'ordre d'Adolphe
Moudiki, le "Monsieur pétrole" du Cameroun. Magistrat formé Ã
Bordeaux, Moudiki a été justement choisi par le président Paul Biya
pour sa très grande discrétion. Fuyant les mondanités, cet éclairage
violent va sans aucun doute le mettre très mal à l'aise... Déjà cité
à propos de la même affaire dans un article du Figaro, il y a un
mois, la SNH avait dénoncé dans un communiqué pleine page de
Cameroon Tribune la mise en cause de sa filiale Tradex sur "des
mouvements financiers suspects concernant le groupe Total". La
compagnie affirmait travailler avec tous ses traders - dont Addax -
dans la transparence la plus totale (sans jeu de mots). Dont acte.
Ce n'est pourtant pas la première fois que le Cameroun est cité dans
les affaires pétrolières "françaises". Le juge Renaud Van Ruymbeke a
consacré plusieurs pages au Cameroun dans son réquisitoire de
l'affaire Elf, en particulier pour les activités de feu Alfred
Sirven (Elf Rivunion). C'est aujourd'hui la revanche de "ces gens
d'Elf" méprisés par les "Messieurs propres" de Total qui les ont mis
à la porte... Cette nouvelle affaire intervient aussi au moment où
le juge Van Ruymbeke vient de prononcer un "non-lieu" dans
l'affaire "Elf 2" qui concernait des contrats, notamment au Nigeria,
au Congo et en Angola. Le "casting" d'Elf 2 comprend : Ely Calil,
Frank Destribats, André Guelfi, Frédéric Isoard, Georges Krammer,
Antoine Tabet, Jean-Charles Marchiani, Samir Traboulsi et André
Tarallo. A suivre...

