Au-delà de Womé (Part III)
1- La distribution claire et nette des responsabilités entre le ministère des Sports et la Fédération. Au ministère, la régulation et le contrôle du sport en général, et du football en particulier. La construction et l'entretien des infrastructures étant bien entendu, de la responsabilité de l'Etat, des régions et des municipalités. Pour peu que l'on donne encore un minimum de valeur au travail gouvernemental, le rôle d'un ministre de la République n'est tout de même pas d'aller superviser des entraînements, furent-ils ceux des Lions Indomptables du Cameroun ; ni de s'assurer que l'équipementier a expédié des shorts pour les joueurs. La gestion quotidienne du football et de l'Equipe nationale doit revenir à la Fédération, dans tous ses aspects, techniques, administratifs et financiers. La Fédération en a la vocation et la responsabilité internationale.
2- La désignation d'un sélectionneur à objectifs. Un tel sélectionneur aurait pour mission de bâtir une nouvelle sélection du Cameroun, compétitive et conquérante. Il aurait totalement les mains libres pour mener sa mission à bien, et serait jugé sur la durée et non sur des résultats immédiats. Par exemple, il se servirait de la suite des éliminatoires de la Can 2008 et de la Can 2008 elle-même, pour rôder ses nouveaux joueurs. Il devra par la suite qualifier le Cameroun pour la Coupe du monde 2010, gagner la Can 2010 et figurer dans le dernier carré de la Coupe du monde en Afrique du Sud.
Je ne vois pas de coach camerounais local jouant ce rôle. D'abord, les entraîneurs locaux sont tellement trempés dans les intrigues du milieu, et manquent cruellement de charisme, voire de légitimité, pour pouvoir en imposer, même à leurs propres joueurs. Il est par exemple effarant d'entendre Jules Nyonga, le titulaire de la charge, avouer qu'il n'a pas de contact direct avec Samuel Eto'o, son joueur majeur, avec lequel il parle par personnes interposées. Ensuite, il n'y a pas de coach local qui s'impose par ses résultats. Comment en choisir un, sans verser dans le favoritisme ou le copinage ? En dehors de Jean - Paul Akono, il n'y en a pas un, qui ait conduit une sélection ou un club camerounais à un titre international depuis maintenant plus de 20 ans.
1- La distribution claire et nette des responsabilités entre le ministère des Sports et la Fédération. Au ministère, la régulation et le contrôle du sport en général, et du football en particulier. La construction et l'entretien des infrastructures étant bien entendu, de la responsabilité de l'Etat, des régions et des municipalités. Pour peu que l'on donne encore un minimum de valeur au travail gouvernemental, le rôle d'un ministre de la République n'est tout de même pas d'aller superviser des entraînements, furent-ils ceux des Lions Indomptables du Cameroun ; ni de s'assurer que l'équipementier a expédié des shorts pour les joueurs. La gestion quotidienne du football et de l'Equipe nationale doit revenir à la Fédération, dans tous ses aspects, techniques, administratifs et financiers. La Fédération en a la vocation et la responsabilité internationale.
2- La désignation d'un sélectionneur à objectifs. Un tel sélectionneur aurait pour mission de bâtir une nouvelle sélection du Cameroun, compétitive et conquérante. Il aurait totalement les mains libres pour mener sa mission à bien, et serait jugé sur la durée et non sur des résultats immédiats. Par exemple, il se servirait de la suite des éliminatoires de la Can 2008 et de la Can 2008 elle-même, pour rôder ses nouveaux joueurs. Il devra par la suite qualifier le Cameroun pour la Coupe du monde 2010, gagner la Can 2010 et figurer dans le dernier carré de la Coupe du monde en Afrique du Sud.
Je ne vois pas de coach camerounais local jouant ce rôle. D'abord, les entraîneurs locaux sont tellement trempés dans les intrigues du milieu, et manquent cruellement de charisme, voire de légitimité, pour pouvoir en imposer, même à leurs propres joueurs. Il est par exemple effarant d'entendre Jules Nyonga, le titulaire de la charge, avouer qu'il n'a pas de contact direct avec Samuel Eto'o, son joueur majeur, avec lequel il parle par personnes interposées. Ensuite, il n'y a pas de coach local qui s'impose par ses résultats. Comment en choisir un, sans verser dans le favoritisme ou le copinage ? En dehors de Jean - Paul Akono, il n'y en a pas un, qui ait conduit une sélection ou un club camerounais à un titre international depuis maintenant plus de 20 ans.

