Kemi Seba le 9 septembre 2006 Ã Paris
AFP/Archives - Jean Ayissi
CHARTRES - Stellio Capio-Chichi, alias Kemi Seba, 25 ans, fondateur de l'ex-Tribu Ka, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) à cinq mois de prison dont trois avec sursis et écroué, pour outrage au directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir.
Kemi Seba, fondateur du groupuscule noir extrémiste Tribu Ka, dissous fin juillet 2006, avait été placé en garde à vue jeudi en début de soirée au commissariat de Chartres (Eure-et-Loir) après des propos racistes et une altercation avec des policiers.
Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) a cinq mois de prison dont trois avec sursis, pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique, en l'occurence le directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir, Erick Degas.
Le procès s'est déroulé dans le cadre d'une comparution immédiate. Kemi Seba avait été placé en garde à vue jeudi soir, et présenté vendredi après-midi au parquet après des altercations avec la police.
Deux autres membres du GKS (Groupe Kemi Seba) ont été également condamnés: Cyrille Kamdem, 26 ans, a écopé de deux mois de prison dont un avec sursis pour outrage et rébellion. Quant à Yédé Awo, 28 ans, il a été condamné à 3 mois de prison dont deux avec sursis. Le parquet avait requis respectivement cinq, deux et trois mois ferme contre les trois prévenus qui ont été placé sous mandat de dépôt.
La comparution s'est déroulée dans un climat de forte tension, des renforts de gendarmes mobiles ayant été spécialement acheminés de Mayenne. Dans la salle d'audience, une dizaine de sympathisants du GKS étaient présents pour soutenir Kemi Seba qui a alterné politesse exagérée et ironie face à la présidente Michèle Trioux et au représentant du ministère public, Bruno Revel.
Il s'est présenté comme un "militant de métier au service des citoyens victimes de racisme, à cause de la couleur foncée de leur peau ", affirmant vivre "de leur dons, 300 à 600 euros par mois".
Il s'est dit "respectueux envers les gens qui le respectent", puis a comparé sa lutte à celle des noirs contre l'Apartheid en Afrique du Sud.
Niant certaines de ses insultes proférées contre les forces de l'ordre, il a toutefois admis avoir assimilé la police de Chartres à une "police du gouvernement de Vichy". Il a prétexté que c'était une réponse, "au comportement raciste" dont il dit avoir "fait
AFP/Archives - Jean Ayissi
CHARTRES - Stellio Capio-Chichi, alias Kemi Seba, 25 ans, fondateur de l'ex-Tribu Ka, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) à cinq mois de prison dont trois avec sursis et écroué, pour outrage au directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir.
Kemi Seba, fondateur du groupuscule noir extrémiste Tribu Ka, dissous fin juillet 2006, avait été placé en garde à vue jeudi en début de soirée au commissariat de Chartres (Eure-et-Loir) après des propos racistes et une altercation avec des policiers.
Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) a cinq mois de prison dont trois avec sursis, pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique, en l'occurence le directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir, Erick Degas.
Le procès s'est déroulé dans le cadre d'une comparution immédiate. Kemi Seba avait été placé en garde à vue jeudi soir, et présenté vendredi après-midi au parquet après des altercations avec la police.
Deux autres membres du GKS (Groupe Kemi Seba) ont été également condamnés: Cyrille Kamdem, 26 ans, a écopé de deux mois de prison dont un avec sursis pour outrage et rébellion. Quant à Yédé Awo, 28 ans, il a été condamné à 3 mois de prison dont deux avec sursis. Le parquet avait requis respectivement cinq, deux et trois mois ferme contre les trois prévenus qui ont été placé sous mandat de dépôt.
La comparution s'est déroulée dans un climat de forte tension, des renforts de gendarmes mobiles ayant été spécialement acheminés de Mayenne. Dans la salle d'audience, une dizaine de sympathisants du GKS étaient présents pour soutenir Kemi Seba qui a alterné politesse exagérée et ironie face à la présidente Michèle Trioux et au représentant du ministère public, Bruno Revel.
Il s'est présenté comme un "militant de métier au service des citoyens victimes de racisme, à cause de la couleur foncée de leur peau ", affirmant vivre "de leur dons, 300 à 600 euros par mois".
Il s'est dit "respectueux envers les gens qui le respectent", puis a comparé sa lutte à celle des noirs contre l'Apartheid en Afrique du Sud.
Niant certaines de ses insultes proférées contre les forces de l'ordre, il a toutefois admis avoir assimilé la police de Chartres à une "police du gouvernement de Vichy". Il a prétexté que c'était une réponse, "au comportement raciste" dont il dit avoir "fait

