@ Tous (Source Le Monde.fr)
Deux étudiants camerounais ont été tués par balles mercredi soir par des policiers sur le campus de l'université de Buea, chef-lieu de la province camerounaise du Sud-Ouest, en effervescence depuis le début de la semaine, a-t-on appris jeudi de source estudiantine.
Le président de l'association estudiantine University of Buea Student's Union (UBSU) David Abia a déclaré à l'AFP que les policiers avaient ouvert le feu à balles réelles lors de heurts avec les jeunes, tuant deux étudiants.
Trois autres étudiants ont été blessés et étaient encore hospitalisés jeudi, a-t-il ajouté.
Ni les autorités ni les responsables de l'université n'ont confirmé ces informations pour l'instant.
"La police est entièrement responsable, elle a provoqué les étudiants quelques heures après être entrée sur le campus",a affirmé David Abia.
Depuis le début de la semaine, les étudiants de cette université publique de la province anglophone du Sud-Ouest protestent contre les résultats du concours d'entrée à la faculté de médecine nouvellement créée.
Ils accusent les autorités d'avoir ajouté abusivement une trentaine de noms à cette liste.
Mardi, une dizaine de véhicules ont été brûlés sur le campus et mercredi les manifestants ont bloqué les entrées de l'université et empêché que les cours soient assurés.
"Tant que le ministre de l'Enseignement supérieur n'aura pas retiré les noms qu'il a ajoutés, nous poursuivrons notre mouvement, il n'y aura aucun étudiant sur le campus", a insisté David Abia.
En avril 2005, deux étudiants de cette même université avaient déjà été tués par les forces de l'ordre lors d'une manifestation dans le cadre d'un mouvement de protestation organisé dans les six universités d'Etat camerounaises pour réclamer de meilleurs conditions d'études.
A Yaoundé, une manifestation avait alors été violemment réprimée par les forces de l'ordre. Plusieurs étudiants avaient été arrêtés puis condamnés à des peines de prison avec sursis pour "violence contre un élément des forces de l'ordre" et "manifestations non autorisées".
Deux étudiants camerounais ont été tués par balles mercredi soir par des policiers sur le campus de l'université de Buea, chef-lieu de la province camerounaise du Sud-Ouest, en effervescence depuis le début de la semaine, a-t-on appris jeudi de source estudiantine.
Le président de l'association estudiantine University of Buea Student's Union (UBSU) David Abia a déclaré à l'AFP que les policiers avaient ouvert le feu à balles réelles lors de heurts avec les jeunes, tuant deux étudiants.
Trois autres étudiants ont été blessés et étaient encore hospitalisés jeudi, a-t-il ajouté.
Ni les autorités ni les responsables de l'université n'ont confirmé ces informations pour l'instant.
"La police est entièrement responsable, elle a provoqué les étudiants quelques heures après être entrée sur le campus",a affirmé David Abia.
Depuis le début de la semaine, les étudiants de cette université publique de la province anglophone du Sud-Ouest protestent contre les résultats du concours d'entrée à la faculté de médecine nouvellement créée.
Ils accusent les autorités d'avoir ajouté abusivement une trentaine de noms à cette liste.
Mardi, une dizaine de véhicules ont été brûlés sur le campus et mercredi les manifestants ont bloqué les entrées de l'université et empêché que les cours soient assurés.
"Tant que le ministre de l'Enseignement supérieur n'aura pas retiré les noms qu'il a ajoutés, nous poursuivrons notre mouvement, il n'y aura aucun étudiant sur le campus", a insisté David Abia.
En avril 2005, deux étudiants de cette même université avaient déjà été tués par les forces de l'ordre lors d'une manifestation dans le cadre d'un mouvement de protestation organisé dans les six universités d'Etat camerounaises pour réclamer de meilleurs conditions d'études.
A Yaoundé, une manifestation avait alors été violemment réprimée par les forces de l'ordre. Plusieurs étudiants avaient été arrêtés puis condamnés à des peines de prison avec sursis pour "violence contre un élément des forces de l'ordre" et "manifestations non autorisées".

