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Jason Jason de Milan a écrit le 28 novembre 2006 à 20h32
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Ballon de pacotille

lundi 27 novembre 2006 - 14 h 33 - Olivier DE LOS BUEIS



Ronaldinho avait assommé légitimement la compétition l’an passé. Mais il fallait s’attendre à ce que le lauréat de cette saison soit issu du Mondial allemand. Mais quitte à ce qu’un champion du monde soit élu, qu’il le soit bien ! Zinédine Zidane, désigné meilleur joueur du tournoi, ne pouvait gagner, coup de tête sur Materazzi oblige. Il fallait choisir un chevalier, un homme indiscutable. Et les grands électeurs ont choisi Fabio Cannavaro. Non pas Marco Materazzi, exclu de la liste des 50 joueurs nommés malgré un bon Mondial et un but en finale. Non pas Gianluigi Buffon, héroïque dans son but et qui a accepté de couler en Serie B avec la Juve (ça c’est chevaleresque). Non, pas ceux-là ! Ni Fabio Grosso, énorme pendant le Mondial. Non, ils ont choisi le capitaine Fabio Cannavaro.

Ce Fabio Cannavaro 2006 restera pourtant également le néo-Madrilène en difficulté en Espagne et qui a préféré quitter une Juventus rétrogradée pour des affaires où il a été entendu. Ce Cannavaro, certes loué par Diego Maradona pour son talent défensif, se sera aussi montré sous son plus mauvais jour en administrant un coup d’épaule volontaire à Thierry Henry dès la troisième minute d’une finale de Coupe du Monde. C’est vrai, la provocation fait partie du jeu. On oubliait ce paramètre si chevaleresque. « Faire partie du palmarès, c’est comme entrer dans une aristocratie », a expliqué le patron de France Football. Cannavaro en sera. Ferenc Puskas, décédé ce mois-ci, n’en a jamais fait partie. Certains peuvent quand même croire que l’un avait plus de classe et de talent. Et si Fabio Cannavaro (ersatz de Franco Baresi ou de Paolo Maldini jamais primés) est le meilleur footballeur de 2006 pour certains journalistes, alors cette année de football aura été bien triste. Pourtant, grâce aux Henry, Ronaldinho, Eto’o et autres Pirlo, elle nous semblait avoir été belle. On a dû se tromper.
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