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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Koko Koko a écrit le 13 novembre 2006 à 21h44
. Parfait donc, dans le meilleur des mondes, mois de janvier parisien où l’hiver se montre aussi inclément que pénétrant. Détail comme un autre, tout de même, dans cet univers où le vent fait respirer la glace : un autobus attend les membres de l’équipe de vol au bas de la passerelle.

Il y a des hommes postés devant, les bras croisés, les bustes rebondis. Aucun d’entre eux ne semble prêt à sourire. Une fois l’équipage rassemblé au pied de l’escalier, il y a un homme en civil qui leur demande à tous de bien vouloir prendre place dans la navette présente. Joseph Houachissi, le commandant de bord, et François Bingono, le chef-pilote, s’y engouffrent, entraînant tout leur monde dans la même nasse. En tout, une quinzaine de personnes. Chacun d’eux occupe une place au hasard. Karamoko Issiaka est le nom du chauffeur du bus ; il doit être malien, quelque chose, comme ça. Il ne parle pas. Mais conduit tout ce monde, au bout de quelques centaines de mètres de la porte J23, vers un bâtiment situé non loin de la zone d’atterrissage.

"Descendez de l’autobus avec tous vos bagages !" intime l’un des hommes, un Blanc. Il parait qu’il est douanier. Son nom ? Caroff M. Houachissi et sa troupe sont à terre. "Nous allons effectuer la fouille de vos bagages parce qu’il paraît qu’il y en a parmi vous a qui transportent des colis interdits", leur dit-il. L’équipage Camair est installé dans une salle. Les hommes de la Douane française s’introduisent alors dans le véhicule, le fouillent sans une minutie particulière et en sortent avec deux colis : des sacoches. Ils les apportent à l’endroit où se trouve installé l’équipage. Elles sont clairement mises en évidence sur le comptoir. "A qui sont ces sacs, abandonnés sur l’un des sièges de l’autobus ?", demande M. Durand, l’un des membres de l’équipe de douaniers. Evidemment, personne ne répond. Il insiste : "A qui de vous appartiennent ces sacoches ?"

Paquets enrobés
Tout le monde secoue la tête pour dire que, non non, ce n’est pas moi. Bon, d’accord! Caroff et son collègue Pompouye décident alors de faire monter les débats : ils ouvrent les sacoches pour les "visiter", question de voir ce qu’elles cachent. Pendant ce temps, Karamoko Issiaka, le chauffeur de l’autobus, n’est toujours pas parti : il regarde tout cela avec les yeux arrondis d’un agent des services secrets. C’est alors qu’il découvre que la première sacoche contient deux paquets enrobés de ruban adhésif de couleur marron. La deuxième sacoche, par
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