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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nathalie Yamb Nathalie Yamb a écrit le 31 juillet 2006 à 16h29
« L’Afrique a plus besoin d’hommes de conviction que d’hommes d’ambition » (Mamadou Koulibaly)

Les firmes françaises, habituées à surfer sur l’inaptitude des gouvernants africains, qui se montrent incapables de faire cesser les discriminations que subissent les nationaux relativement aux traitements salariaux, à la formation et au transfert de compétences, ont du mal à faire face à l’arrivée sur le marché d’entreprises africaines ou anglo-saxonnes dont les objectifs de rentabilité vont de pair avec la recherche et le développement constant de la compétence et de la performance du salarié africain et/ou qui réinvestissent l’essentiel de leurs profits sur le continent. Ainsi, une grande société de téléphonie française implantée depuis quelque temps en Afrique a-t-elle été contrainte, pour enrayer la désertion de ses meilleures ressources humaines locales attirées par un concurrent sud-africain nouvellement installé et plus citoyen dans la rétribution de ses collaborateurs nationaux, de revoir les salaires de ses employés à la hausse, après avoir vainement tenter de les bloquer à des niveaux inférieurs tout en incitant les organisations patronales à exercer des pressions sur l’empêcheur de tourner en rond.

Bien qu’un bon nombre de pays africains dits francophones disposent du cadre légal nécessaire pour réprimer et éradiquer l’apartheid salarial pratiqué par les multinationales hexagonales, peu veillent à la stricte application des textes existants, qui aurait pourtant pour finalité une plus grande équité, une prompte nationalisation des emplois et du savoir-faire, et une limitation de la fuite des capitaux, favorisée par la prolifération sans fondement des cadres expatriés. Outre le fait que le travailleur expatrié bénéficie d’une rémunération indue qui n’est que très rarement justifiée et encore moins souvent déclarée dans sa globalité aux institutions fiscales du pays d’accueil, sa mise à disposition est en effet refacturée par la maison mère dans le cadre d’une assistance technique fictive, permettant une remontée additionnelle de fonds vers la France.

La pusillanimité des dirigeants africains d’_expression française s’explique par le fait que la plupart d’entre eux ont été imposés à leurs peuples par l’ancienne puissance coloniale. En contrepartie, ils se sont engagés à sécuriser les intérêts et investissements français, quitte à sacrifier au passage le bien-être et l’avenir de leurs concitoyens. C’est parce qu’elle est incapable de rompre
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