L’analyste camerounaise Nathalie Yamb fournit un éclairage sur les mécanismes utilisés par les entreprises françaises pour annihiler le développement et le savoir-faire du salarié africain.
« Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi... J'aurais pu être noir. » (Ray Charles)
La France aime se plaindre de l’Afrique « boulet », mais elle n’hésite pas à réprimer l’émergence de nouvelles classes politiques et de générations voulant extirper le continent de la médiocrité dans laquelle il a volontairement été maintenu par les anciennes puissances coloniales.
Ceci s’applique aussi bien au secteur public que privé. Alors que les entreprises françaises implantées en Afrique se plaignent constamment du mauvais niveau de leurs employés locaux, ce sont les mêmes qui répugnent à embaucher des nationaux remarquables, compétents et bardés de diplômes des meilleures universités occidentales et africaines. Et quand bien même elles les recrutent, elles leur offrent des rémunérations ridicules, leur imposant en sus des supérieurs hiérarchiques expatriés aux qualifications et aux états de service bien souvent douteux ou laissant à désirer.
Les multinationales françaises aiment les cadres locaux médiocres, de la même façon que l’Elysée chérit les pantins installés par ses soins à la tête des Etats dits francophones d’Afrique sub-saharienne. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont eux qui les aident à entretenir leur faux discours sur les limites des Africains. Autre avantage : le cadre médiocre ne conteste ni les idées, ni les méthodes de son employeur. Ce qui permet aux expatriés, borgnes au pays des aveugles, de donner l’impression qu’ils sont encore indispensables en Afrique et que leurs traitements disproportionnés sont mérités.
« Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi... J'aurais pu être noir. » (Ray Charles)
La France aime se plaindre de l’Afrique « boulet », mais elle n’hésite pas à réprimer l’émergence de nouvelles classes politiques et de générations voulant extirper le continent de la médiocrité dans laquelle il a volontairement été maintenu par les anciennes puissances coloniales.
Ceci s’applique aussi bien au secteur public que privé. Alors que les entreprises françaises implantées en Afrique se plaignent constamment du mauvais niveau de leurs employés locaux, ce sont les mêmes qui répugnent à embaucher des nationaux remarquables, compétents et bardés de diplômes des meilleures universités occidentales et africaines. Et quand bien même elles les recrutent, elles leur offrent des rémunérations ridicules, leur imposant en sus des supérieurs hiérarchiques expatriés aux qualifications et aux états de service bien souvent douteux ou laissant à désirer.
Les multinationales françaises aiment les cadres locaux médiocres, de la même façon que l’Elysée chérit les pantins installés par ses soins à la tête des Etats dits francophones d’Afrique sub-saharienne. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont eux qui les aident à entretenir leur faux discours sur les limites des Africains. Autre avantage : le cadre médiocre ne conteste ni les idées, ni les méthodes de son employeur. Ce qui permet aux expatriés, borgnes au pays des aveugles, de donner l’impression qu’ils sont encore indispensables en Afrique et que leurs traitements disproportionnés sont mérités.

