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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Junino Junino a écrit le 13 novembre 2003 à 19h17
@ tous les tolieurs

Les Gars pardon excusez-moi je know que ca n'a rien à voir avec le Ndamba mais vraiment quand j'ai lu cet article dans le messager online je ne pouvais plus me retenir. Dites-moi vous-même c'est trop trop grave! Pardon arrêtez-moi!
Vraiment comme disait quelqu'un où somme-t-on???

La suite de cet article se trouve au messager...


Apartheid au Cameroun en 2003
Jacques Doo Bell

La police «livre» un Camerounais qui dénonce des attitudes et méthodes racistes dans une entreprise privée installée à Bonabéri.

Les Camerounais qui travaillent dans l’entreprise United Transport Africa Cameroon (UTA) à Bonabéri sont payés par billetage. C’est-à-dire qu’ils ne disposent pas de comptes bancaires où sont virés leur salaire. Dans cette entreprise, des brimades et autres punitions propres à un système esclavagiste sont beaucoup le lot quotidien des employés que des primes d’encouragement.
Pour attirer l’attention des autorités sur l’apartheid qui sévit derrière les vastes murs de la United Transport Africa Cameroon (UTA) implantée de part et d’autre de l’ancienne route de Bonabéri non loin du marché dit «Grand hangar», un employé a décidé de donner au gouverneur Gounoko Haounaye, le détail des humiliations que les expatriés, essentiellement des Italiens et des Portugais, infligent à leurs collaborateurs camerounais. On n’en croirait pas ses yeux quand par exemple le chef d’atelier mécanique de nationalité italienne met à genoux un employé camerounais ou encore quand le directeur général Carlos Almeida, de nationalité portugaise, repousse un employé en ces termes : “mets-toi loin de moi avec ta puanteur de nègre pour me parler.” Ce n’est pas tout. Annunziatu, coordonnateur des travaux publics s’adressant un jour au chef de carrière de Djoungo, dans le Moungo, l’insulte, le regard méprisant en ces termes : “ferme ta gueule de merde. Tu ne dois pas contredire ce que je te demande de faire. Cette peau blanche (désignant son propre avant-bras) montre que je suis plus intelligent que toi.” Un planton ne comprenant pas l’intérêt malsain que son patron Berrata portait à sa vie privée s’est entendu répondre que “le maître doit savoir ce qui ne va pas chez son chien. Mais ce dernier n’a pas à savoir les problèmes du maître.”
On est bien au Cameroun et en 2003. En plein jour, le directeur général pourchasse des employés qui ont osé prendre la douche, quinze minutes avant la sortie. Et ces derniers de courir tout nus dans tous les sens comme des dératés, les habits en mains. Selon les employés de cette société, il existe des toilettes séparées. Celles pour Blancs sont bien à l’intérieur des bâtiments tandis que les Noirs se soulagent dans des fosses à ciel ouvert. “C’est écoeurant mais on va faire comment ?”, témoigne un employé qui confirme un des griefs portés à la connaissance du gouverneur : “les maîtres d’ici ne se gênent pas à nous rappeler que ni l’inspecteur du travail, ni le juge dans nos juridictions encore moins le fonctionnaire camerounais ne peut rester insensible face à leur argent de corruption.”
Merci de patienter...
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