Et s'ils n'avaient eu pour sélectionneur, le seul entraîneur au monde qui ne sache pas que la meilleure défense des Eléphants c'est l'attaque, ils seraient sortis de leur poule de la mort. N'empêche, le potentiel est là , on l'a vu et bien vu. Les Ivoiriens ont les moyens de s'imposer dès 2008 au Ghana, comme le leader incontesté du football africain, et de tutoyer les plus grands du monde dans quatre ans en Afrique du Sud.
2- Sur le plan de la gestion administrative de leur sélection, les Ivoiriens ont fait preuve d'un très grand professionnalisme. Pas de problèmes de primes, de vols manqués, de querelles entre joueurs ou entre le ministre des Sports et la fédération de Jacques Anouma. Mais, cela ne devrait vraiment pas être une surprise pour ceux qui ont connu la gestion de l'Africa Sports et l'Asec d'Abidjan sous Simplice De Messe Zinsou et Me Roger Ouegnin, les deux grands artisans de la modernisation du football ivoirien.
3- Chaleureux, enthousiastes, blagueurs et beaux joueurs, les Ivoiriens ont su occuper l'espace médiatique et ont bien vendu l'image de leur pays, effaçant les charniers et les horreurs de la rébellion, pour ne laisser dans les mémoires que les dribbles d'Arouna Dindane, les transversales de Boka Arthur, les remontées de Zokora ou les percussions de Baky. J'ai particulièrement apprécié les beaux polos orange, verts ou blancs frappés du nom de la Côte d'Ivoire et du nombre 225, destinés aux supporters désireux d'afficher leur ivoirité et de faire corps avec leur équipe. Au Cameroun, pour soutenir les Lions, les supporters se font offrir billets d'avion, tickets de match et maillots par les joueurs. En Côte d'Ivoire, les supporters s'investissent à fond pour leur équipe nationale.
4- Economiquement, les Ivoiriens ont su se servir de la Coupe du monde pour vendre le cacao, leur produit phare. Une campagne de promotion associant Didier Drogba, a été organisée en Europe. C'est ce que le Cameroun n'a jamais su faire ni avec Milla, ni avec Eto'o. Par conséquent, au lieu de se contenter de souhaiter et célébrer les échecs des autres, le Cameroun qui n'est plus la référence du football africain, gagnerait à s'inspirer de l'exemple ivoirien pour préparer ses succès de demain. Autrement, les Camerounais regarderont encore la Coupe du monde 2010 à la télé.
Par Ambroise EBONDA
(Le Messager, Cameroun)
Le titre est de la rédaction
2- Sur le plan de la gestion administrative de leur sélection, les Ivoiriens ont fait preuve d'un très grand professionnalisme. Pas de problèmes de primes, de vols manqués, de querelles entre joueurs ou entre le ministre des Sports et la fédération de Jacques Anouma. Mais, cela ne devrait vraiment pas être une surprise pour ceux qui ont connu la gestion de l'Africa Sports et l'Asec d'Abidjan sous Simplice De Messe Zinsou et Me Roger Ouegnin, les deux grands artisans de la modernisation du football ivoirien.
3- Chaleureux, enthousiastes, blagueurs et beaux joueurs, les Ivoiriens ont su occuper l'espace médiatique et ont bien vendu l'image de leur pays, effaçant les charniers et les horreurs de la rébellion, pour ne laisser dans les mémoires que les dribbles d'Arouna Dindane, les transversales de Boka Arthur, les remontées de Zokora ou les percussions de Baky. J'ai particulièrement apprécié les beaux polos orange, verts ou blancs frappés du nom de la Côte d'Ivoire et du nombre 225, destinés aux supporters désireux d'afficher leur ivoirité et de faire corps avec leur équipe. Au Cameroun, pour soutenir les Lions, les supporters se font offrir billets d'avion, tickets de match et maillots par les joueurs. En Côte d'Ivoire, les supporters s'investissent à fond pour leur équipe nationale.
4- Economiquement, les Ivoiriens ont su se servir de la Coupe du monde pour vendre le cacao, leur produit phare. Une campagne de promotion associant Didier Drogba, a été organisée en Europe. C'est ce que le Cameroun n'a jamais su faire ni avec Milla, ni avec Eto'o. Par conséquent, au lieu de se contenter de souhaiter et célébrer les échecs des autres, le Cameroun qui n'est plus la référence du football africain, gagnerait à s'inspirer de l'exemple ivoirien pour préparer ses succès de demain. Autrement, les Camerounais regarderont encore la Coupe du monde 2010 à la télé.
Par Ambroise EBONDA
(Le Messager, Cameroun)
Le titre est de la rédaction

