Le Togo veut sauver son Mondial du ridicule
C'est jour de marché à Wangen, petite ville à l'architecture médiévale située près de la frontière suisse. Un endroit agréable, que la délégation togolaise, installée là depuis son arrivée dans le sud de l'Allemagne, va quitter à regrets. "Notre séjour à Wangen restera inoubliable. Nous y avons été formidablement accueillis par la population locale", lance Emmanuel Adebayor, sourire aux lèvres, dans la salle du XVIe siècle ornée de fresques qui accueille la seule star de l'équipe togolaise, accompagnée du gardien Kossi Agassa et de l'entraîneur allemand Otto Pfister, à l'occasion d'une dernière conférence de presse avant le départ pour Cologne, où se jouera le match contre la France, vendredi 23 juin. Déjà éliminés, les joueurs togolais s'éparpilleront ensuite dans la nature...
L'histoire retiendra que c'est dans ce cadre de carte postale qu'a eu lieu l'épisode tragi-comique où l'on vit les joueurs togolais menacer de faire grève pour toucher les primes promises et leur sélectionneur faire mine de les quitter, avant que tout rentre finalement dans l'ordre, la Fédération internationale de football (FIFA) ayant débloqué la situation en piochant dans ses caisses pour calmer la fronde.
"Avez-vous touché l'argent et l'avez-vous déjà dépensé ?", a lancé, un brin provocatrice, une journaliste allemande. Réponse de Kossi Agassa : "Nous avons bien reçu l'argent !" Hilare, Emmanuel Adebayor clôt à sa manière le débat : "Oui, nous avons acheté plein de maisons et de voitures !"
La farce togolaise s'achève dans une relative bonne humeur. Et avec une volonté commune : réussir la sortie en arrachant un bon résultat face à l'ancienne puissance coloniale (la France exerça un mandat sur le Togo de 1920 à 1960). "Après toutes ces péripéties, nous pouvons sauver notre Mondial, souligne Emmanuel Adebayor. C'est évidemment un match spécial pour beaucoup de joueurs des deux camps. Je vais retrouver Thierry (Henry), mon coéquipier d'Arsenal. Mais une chose est sûre : il n'y aura pas de cadeaux sur le terrain. Contre la Suisse, il nous a manqué un peu d'expérience. Face à la France, nous allons tout donner. On veut ramener les trois points au pays, pour nos familles, nos proches, et toutes celles et ceux qui voulaient venir nous encourager en Allemagne mais qui ont connu des problèmes de visas."
C'est jour de marché à Wangen, petite ville à l'architecture médiévale située près de la frontière suisse. Un endroit agréable, que la délégation togolaise, installée là depuis son arrivée dans le sud de l'Allemagne, va quitter à regrets. "Notre séjour à Wangen restera inoubliable. Nous y avons été formidablement accueillis par la population locale", lance Emmanuel Adebayor, sourire aux lèvres, dans la salle du XVIe siècle ornée de fresques qui accueille la seule star de l'équipe togolaise, accompagnée du gardien Kossi Agassa et de l'entraîneur allemand Otto Pfister, à l'occasion d'une dernière conférence de presse avant le départ pour Cologne, où se jouera le match contre la France, vendredi 23 juin. Déjà éliminés, les joueurs togolais s'éparpilleront ensuite dans la nature...
L'histoire retiendra que c'est dans ce cadre de carte postale qu'a eu lieu l'épisode tragi-comique où l'on vit les joueurs togolais menacer de faire grève pour toucher les primes promises et leur sélectionneur faire mine de les quitter, avant que tout rentre finalement dans l'ordre, la Fédération internationale de football (FIFA) ayant débloqué la situation en piochant dans ses caisses pour calmer la fronde.
"Avez-vous touché l'argent et l'avez-vous déjà dépensé ?", a lancé, un brin provocatrice, une journaliste allemande. Réponse de Kossi Agassa : "Nous avons bien reçu l'argent !" Hilare, Emmanuel Adebayor clôt à sa manière le débat : "Oui, nous avons acheté plein de maisons et de voitures !"
La farce togolaise s'achève dans une relative bonne humeur. Et avec une volonté commune : réussir la sortie en arrachant un bon résultat face à l'ancienne puissance coloniale (la France exerça un mandat sur le Togo de 1920 à 1960). "Après toutes ces péripéties, nous pouvons sauver notre Mondial, souligne Emmanuel Adebayor. C'est évidemment un match spécial pour beaucoup de joueurs des deux camps. Je vais retrouver Thierry (Henry), mon coéquipier d'Arsenal. Mais une chose est sûre : il n'y aura pas de cadeaux sur le terrain. Contre la Suisse, il nous a manqué un peu d'expérience. Face à la France, nous allons tout donner. On veut ramener les trois points au pays, pour nos familles, nos proches, et toutes celles et ceux qui voulaient venir nous encourager en Allemagne mais qui ont connu des problèmes de visas."

