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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Mekat Mekat de Barcelona a écrit le 19 juin 2006 à 15h18
qui lui avait donné son poste de président de Fédération de football, en 1999. Le problème, c'est que l'intéressé l'occupe n'importe comment. «Rock gère la fédération comme son entreprise, le trésorier ne voit pas la couleur des chèques», se désole par exemple Horatio Freitas, cinq fois ministre de la Jeunesse et des Sports du pays. Et comme si ça ne suffisait pas, le roi du ballon s'entoure de caves. Avant la Coupe du monde, lors d'une rencontre amicale, le préposé aux équipements engagé par Rock avait ainsi laissé à la maison les shorts et les bas des joueurs, obligeant les motards de la gendarmerie à effectuer un aller-retour de 80 km avant de donner le coup d'envoi. Quant au directeur technique, Camelio Akoussah, il se pointait le 27 mai au Stade de France superviser les Bleus sans billet d'entrée ni réservation... Dominique Cionci, français et ancien directeur technique national togolais, proche de Gnassingbé, explique que «beaucoup de personnes, sans expérience du haut niveau, tournent autour de Rock pour profiter de sa situation». Lui se laisse faire allègrement. Il faut dire que Rock Gnassingbé est un peu ailleurs : son vrai truc, en fait, c'est le top niveau, les équipes premières, la gloire. «On ne le voit que quand on gagne, que ça brille et qu'il y a de l'argent, sinon on ne le voit jamais», pointait Kossi Agassa, gardien de but, lors de la dernière Coupe d'Afrique des nations. Aveuglé par les sunlights, Gnassingbé, il y a quelques années, avait voulu améliorer les performances de ses Eperviers en naturalisant puis sélectionnant des Brésiliens de troisième zone (lire pages S6-S7). Fiasco, évidemment. Stephen Keshi, le coach nigérian qui qualifia les Togolais pour l'Allemagne, dut faire le ménage de fond en comble. Mais Keshi s'est fait virer moins de six mois avant le Mondial...

Bête fauve. Rock Gnassingbé n'est donc pas doué pour occuper sa fonction, ça ne fait guère de doute. Mais il faut faire avec, car il ne veut surtout pas entendre parler d'autre chose. «Rock n'aime que le foot ; le reste, il s'en fout. Dès fois, je lui parle de basket, mais il ne m'écoute pas», reprend Horatio Freitas. La politique, il s'en cogne. L'économie, pareil. Militaire de formation, colonel de grade, Rock n'aime en réalité pas tellement la compagnie des humains, à qui il préfère les animaux. A Lomé, on raconte ainsi que Rock passe beaucoup de temps dans les élevages de rats et de lapins qu'il a fait édifier à la campagne.

La journali
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