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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Mekat Mekat de Barcelona a écrit le 19 juin 2006 à 15h17
Président de la fédération togolaise et fils de l'ex-dictateur Eyadéma, l'imprévisible Rock Gnassingbe a plongé son équipe dans le chaos pour son premier Mondial.

Et si c'était lui, la vraie star de ce premier tour de Coupe du monde ? Rock Gnassingbé, président omnipotent de la Fédération togolaise de football, est à la base d'un des plus gros bordels jamais vus dans un tournoi de cette envergure : la démission d'un coach avant même le premier match de son équipe, puis sa réintégration, et enfin sa démolition en règle devant la presse. Petit rappel des faits : qualifiés cette année pour leur premier Mondial, les Eperviers togolais souhaitent négocier leurs primes, mais Gnassingbé refuse de transiger et leur fait une offre ridicule. Solidaire de son équipe, le coach teuton, Otto Pfister, démissionne avant même le premier match, en signe de protestation. S'ensuit une cacophonie monstre, avec deux candidats se disputant le morceau de viande ­ le mercenaire Winnie Schäffer et l'ancien adjoint Kodjovi Mawuena, avant que Pfister ne ressurgisse in extremis par la fenêtre (vraisemblablement vexé que le poste puisse être proposé à Schäffer, son ennemi héréditaire). Sa hiérarchie le confirme alors «entraîneur pour toute la Coupe du monde». Heureusement, le tournoi des Eperviers ne durera pas plus de trois matchs. Car, le jour où Pfister revenait aux commandes, Rock Gnassingbé lâchait les chevaux, traitant publiquement l'Allemand d'«incompétent» et... d'«alcoolique» ! Rayon gaudriole, ça vaut largement les officiels koweïtiens descendant sur la pelouse pour intimer à l'arbitre d'annuler un but contre la France lors du Mondial espagnol 82. Et rien n'indique qu'on en restera là.

ndéboulonnable. Alors, un fou, ce Gnassingbé ? Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne fait pas l'unanimité chez lui. «Tout le monde veut sa tête, au Togo. Les Eperviers sont à la Coupe du monde, d'accord, mais ce sont les joueurs qui ont fait l'exploit, pas lui. En revanche, le fiasco actuel est sa responsabilité», explique Evelyn Gbenyedji, rédactrice en chef de la Gazelle, magazine sportif local. Hélas, Rock-la-menace est intouchable. Particulièrement bien né, le président de la Fédération togolaise est en effet rien de moins que le frère du président actuel du pays, Faure Gnassingbé, et, surtout, le fils de l'illustre Eyadéma, ex-président-dictateur, mort l'an dernier après un long règne de trente-huit ans. C'est d'ailleurs papa Eyadéma qui lui avait don
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