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Coco Coco de Paris a écrit le 19 juin 2006 à 12h17
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De la France au Mali, l'argent souterrain.

Vingt-cinq personnes, pour la plupart d'une même famille, ont été interpellées à Paris et en banlieue pour "exercice illégal de la profession de banquier". Elles ont illégalement transféré 400 millions d'euros entre la France et le Mali depuis 2000.

Le trafic existait depuis six ans et prospérait. Vendredi, vingt-cinq personnes, la plupart d'une même famille, ont été interpellées à Paris et en banlieue pour "exercice illégal de la profession de banquier".

Entre 2000 et 2006, elles avaient transféré 400 millions d'euros entre la France et le Mali. Dix-sept ont été présentées devant un juge d'instruction du pôle financier de Paris, dont leur chef, un Malien de 50 ans qui avait succédé à son père à la tête du réseau, et qui a été écroué.

Les autres ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français. Des perquisitions, menées dans plusieurs foyers de travailleurs maliens en région parisienne et qui ont nécessité plus d'une centaine de policiers, ont permis de saisir les cahiers de comptabilité manuelle du réseau.

Transfert via des "fourmis"

L'enquête de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) a permis d'établir qu'un "système de banque" avait été mis en place depuis 2000, système qui, pour officieux qu'il soit, "fonctionnait réellement et parfaitement", selon des sources proches du dossier.

Avec des équipes de collecteurs, le réseau recueillait l'argent auprès de la communauté malienne installée en France, selon deux modes de fonctionnement principaux. Soit un Malien installé en France confiait au collecteur une somme d'argent plus ou moins importante pour qu'elle soit remise à une personne désignée par lui au Mali.

Les sommes une fois rassemblées avec d'autres, recueillies selon les mêmes modalités, étaient transférées en espèces au Mali par des "fourmis", qui, en situation régulière en France, pouvaient effectuer facilement des allers et retours par avion entre les deux pays, le plus souvent sans déclaration en douane.

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