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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Hassanou Hassanou a écrit le 18 juin 2006 à 0h47
Au gnouf!

Le foot est, comme la guerre, une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires. Parvenu au pouvoir en décembre 1999 à la faveur d'une mutinerie, le général Robert Gueï inflige un mois plus tard une cuisante leçon de patriotisme à la sélection nationale, piteusement éliminée de la Coupe d'Afrique des nations. Le 31 janvier 2000, l'avion spécial parti d'Accra (Ghana) est dérouté en catimini sur Yamoussoukro. Là, un autocar conduit les Eléphants interloqués au Centre d'instruction de Zambakro, où les attendent un savon mémorable et deux jours et demi d'arrêts de rigueur. Au menu: lever des couleurs, marche au pas et cours d'instruction civique. «Libérés» le 3 février, les bagnards retrouvent passeports et téléphones portables, mais ont droit, figés dans un garde-à-vous approximatif, à une ultime avoinée de Robert Gueï soi-même. «Quand vous jouez, lance le général, c'est la Côte d'Ivoire tout entière qui joue! Vous avez été indignes. La prochaine fois, ce sera dix-huit mois et en treillis.» Rompez.
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