Au cimetière des Eléphants
Drogba et la Côte d'Ivoire à terre. (L'Equipe)
Heureusement qu'ils n'ont pas vu ça. Sitôt le coup de sifflet final, les Ivoiriens se sont vite engouffrés dans le tunnel du Gotlieb-Daimler Stadion et ont échappé au fantastique tour d'honneur de la sélection des Pays-Bas. Quarante mille supporters Oranje sont restés plusieurs minutes debout à acclamer leur équipe, victorieuse de la Côte d'Ivoire (2-1) et qualifiée après deux matches pour les huitièmes de finale. A voir ce public extatique danser sur «I will survive» de Gloria Gaynor, on se serait cru en demi-finale. Les Ivoiriens n'ont, eux, pas survécu à la gloire naissante de cette jeune équipe Oranje, menée d'une main de maître par le presque novice Marco Van Basten. Contre la vindicte populaire, ce dernier a eu le toupet de se passer des services de Seedorf, Davids et Makaay. Il fallait oser mais c'est réussi. Henri Michel, lui, n'a pas tranché dans le vif et a emmené à son bord toutes ses stars, dont le show a mal tourné. L'ambitieux Didier Drogba avait pourtant claironné haut et fort que son équipe pouvait «aller au bout» avant de se faire réprimander par son coach, bien trop expérimenté pour savoir qu'une telle phrase ne se prononce pas à la légère avant un tournoi d'une telle importance et que les effets pouvaient s'avérer désastreux.
L'attaquant de Chelsea a peut-être voulu, par cette phrase, exprimer la volonté de bien faire des Eléphants, leur joie d'être arrivés jusque-là et leur foi inébranlable. Le groupe de la «mort» ne les a pas épargnés. «Le tirage au sort nous aura donc été fatal. Nous tombons contre deux grandes équipes sans avoir démérité», a reconnu Drogba. «Malgré la déception, il y a donc du positif, a-t-il poursuivi. J'espère que l'on ne va pas casser cette équipe car elle a du talent. Il faut continuer à progresser ensemble, en tirant les leçons de nos erreurs d'aujourd'hui. La Côte d'Ivoire a un bel avenir, j'en suis convaincu». Drogba ne se cache pas. «J'assume», a-t-il dit avant de monter dans le bus, le visage bas. Le solide défenseur d'Arsenal Kolo Touré a évoqué quant à lui de gros regrets mais pas de résignation. Il a envie de quitter le tournoi dignement avec une victoire lors du dernier match. «Je vous laisse imaginer l'ambiance dans le vestiaire. C'est une frustration énorme. Mais bon, ce Mondial fut une super expérience. Avec un bon groupe, de jeunes joueurs extra avec lesquels on va continuer à c
Drogba et la Côte d'Ivoire à terre. (L'Equipe)
Heureusement qu'ils n'ont pas vu ça. Sitôt le coup de sifflet final, les Ivoiriens se sont vite engouffrés dans le tunnel du Gotlieb-Daimler Stadion et ont échappé au fantastique tour d'honneur de la sélection des Pays-Bas. Quarante mille supporters Oranje sont restés plusieurs minutes debout à acclamer leur équipe, victorieuse de la Côte d'Ivoire (2-1) et qualifiée après deux matches pour les huitièmes de finale. A voir ce public extatique danser sur «I will survive» de Gloria Gaynor, on se serait cru en demi-finale. Les Ivoiriens n'ont, eux, pas survécu à la gloire naissante de cette jeune équipe Oranje, menée d'une main de maître par le presque novice Marco Van Basten. Contre la vindicte populaire, ce dernier a eu le toupet de se passer des services de Seedorf, Davids et Makaay. Il fallait oser mais c'est réussi. Henri Michel, lui, n'a pas tranché dans le vif et a emmené à son bord toutes ses stars, dont le show a mal tourné. L'ambitieux Didier Drogba avait pourtant claironné haut et fort que son équipe pouvait «aller au bout» avant de se faire réprimander par son coach, bien trop expérimenté pour savoir qu'une telle phrase ne se prononce pas à la légère avant un tournoi d'une telle importance et que les effets pouvaient s'avérer désastreux.
L'attaquant de Chelsea a peut-être voulu, par cette phrase, exprimer la volonté de bien faire des Eléphants, leur joie d'être arrivés jusque-là et leur foi inébranlable. Le groupe de la «mort» ne les a pas épargnés. «Le tirage au sort nous aura donc été fatal. Nous tombons contre deux grandes équipes sans avoir démérité», a reconnu Drogba. «Malgré la déception, il y a donc du positif, a-t-il poursuivi. J'espère que l'on ne va pas casser cette équipe car elle a du talent. Il faut continuer à progresser ensemble, en tirant les leçons de nos erreurs d'aujourd'hui. La Côte d'Ivoire a un bel avenir, j'en suis convaincu». Drogba ne se cache pas. «J'assume», a-t-il dit avant de monter dans le bus, le visage bas. Le solide défenseur d'Arsenal Kolo Touré a évoqué quant à lui de gros regrets mais pas de résignation. Il a envie de quitter le tournoi dignement avec une victoire lors du dernier match. «Je vous laisse imaginer l'ambiance dans le vestiaire. C'est une frustration énorme. Mais bon, ce Mondial fut une super expérience. Avec un bon groupe, de jeunes joueurs extra avec lesquels on va continuer à c

