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Big Joe Big Joe de Yaoundé a écrit le 16 juin 2006 à 9h55
Sale temps pour les Camerounais à Abidjan
Né à Yaoundé le 25 novembre 1966, Narcisse Onguéné devait fêter ses 40 ans dans cinq mois. Une main meurtrière en a décidé autrement. Abrégeant la vie de ce jeune homme le 31 mai dernier.

Mme veuve Cunégonde Mouna, cultivatrice à Obala est inconsolable depuis que la funeste nouvelle de l’assassinat de son fils lui est parvenue. Elle menacerait même de mettre un terme à sa propre vie. Si rien n’est fait pour qu’elle puisse nous au voir les restes de son fils. Selon les informations qu’a bien voulu livrer à notre rédaction Joseph Dzene Edzegue, rédacteur en chef du mensuel 100 % Jeune, Narcisse Onguene fait partie de ces jeunes Camerounais que la grisaille qui sévit dans leur pays pousse à l’immigration. Il serait arrivé en Côte d’Ivoire en décembre 2005. Information donnée par l’un des responsables de l’ambassade du Cameroun en Côte d’Ivoire. C’est depuis 2004 que sa famille était sans nouvelle de lui. Après moult recherches, ses parents ont pu obtenir son numéro de téléphone, un mois avant sa tragique disparition.
Dans la dernière conversation qu’il aurait eue avec son frère, il aurait confié à ce dernier qu’il “ commercialise les voitures en Côte d’Ivoire ”… et qu’il allait d’ailleurs “ rentrer au pays après sa dernière vente des voitures ”. Mal lui en a pris. Une main scélérate lui ôtera la vie dans la nuit du 31 mai. Une nuit au cours de laquelle il a été sauvagement assassiné à son domicile. Il a voulu résister semble-t-il, mais il ne le pourra pas face à ses bourreaux qui lui ont déchiré le ventre, selon le témoignage recueilli auprès de l’ambassade du Cameroun. Son co-chambrier, bien que poignardé par les agresseurs aura été plus heureux. Il se trouve en traitement dans un centre hospitalier d’Abidjan. Dans sa famille, on est d’autant plus perplexe qu’on ignore les mobiles de ce meurtre, encore moins ce qu’il a pu investir dans son pays d’accueil dont la terre, si rien n’est fait, pourra également l’ensevelir pour l’éternité. Mais le plus important aujourd’hui pour cette famille si durement touchée, c’est le rapatriement de sa dépouille. Pour ce faire, il faut rassembler au moins 2.500.000 francs cfa ou quelque 500.000 francs pour pouvoir l’inhumer décemment là-bas. Véritable quadrature du cercle pour cette famille si démunie. Et pour laquelle il a choisi d’aller “ se chercher ailleurs ” pour la sortir de la galère. Mis à contribution, les responsables du ministère des Relations extérieures s’en remet
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