B. Z. : Monsieur le Président, quand vous dites cela, ça me fait un peu peur.
L.G. : Pourquoi ?
B. Z: Parce que je me dis, Monsieur le Président a dit cela. Qu’advient-il des Burkinabé qui ont fait de la Côte d’Ivoire leur terre ?
L.G. : Ce que vous dites est très dangereux. Suivez-moi tranquillement et sans a priori. La France, après la guerre, était démolie. Elle a eu besoin de se construire. Elle s’est construite avec son génie mais avec beaucoup de bras africains qui ont donné leur sang.
Il faut que les gens le sachent aussi. Mon père a laissé son sang sur les champs de bataille. Mais je ne réclame pas, pour autant, la moindre décision sur la façon dont les Français doivent construire leur pays. Si je voulais être Français, j’aurais choisi de l’être et alors j’aurais revendiqué ma part de droit sur la France.
La Côte d’Ivoire, à un moment de son histoire, avait besoin de bras pour se construire. Les hommes qui sont venus travailler ici, elle les a payés. Nul n’est venu travailler gratuitement.
B.Z. : Parce qu’ils ont été payés, donc ça suffit ? La question se résume à cela ?
L.G. : Oui. Madame (S’adressant à l’animatrice), ça me fait mal que les gens disent que c’est nous qui avons construit votre pays.
http://news.abidjan.net/article/imprimer.asp?n=196081
L.G. : Pourquoi ?
B. Z: Parce que je me dis, Monsieur le Président a dit cela. Qu’advient-il des Burkinabé qui ont fait de la Côte d’Ivoire leur terre ?
L.G. : Ce que vous dites est très dangereux. Suivez-moi tranquillement et sans a priori. La France, après la guerre, était démolie. Elle a eu besoin de se construire. Elle s’est construite avec son génie mais avec beaucoup de bras africains qui ont donné leur sang.
Il faut que les gens le sachent aussi. Mon père a laissé son sang sur les champs de bataille. Mais je ne réclame pas, pour autant, la moindre décision sur la façon dont les Français doivent construire leur pays. Si je voulais être Français, j’aurais choisi de l’être et alors j’aurais revendiqué ma part de droit sur la France.
La Côte d’Ivoire, à un moment de son histoire, avait besoin de bras pour se construire. Les hommes qui sont venus travailler ici, elle les a payés. Nul n’est venu travailler gratuitement.
B.Z. : Parce qu’ils ont été payés, donc ça suffit ? La question se résume à cela ?
L.G. : Oui. Madame (S’adressant à l’animatrice), ça me fait mal que les gens disent que c’est nous qui avons construit votre pays.
http://news.abidjan.net/article/imprimer.asp?n=196081

