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Lunealain Lunealain de Paris a écrit le 15 juin 2006 à 0h56
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Interviewé par Africa n°1, le chef de l’Etat se dévoile - Laurent Gbagbo confirme sa politique ‘‘lepéniste’’ en Côte d’Ivoire (sous-titre du journal le patriote)

Entretien sur Africa n°1 (Patriote – 13/6/2006
Dans un entretien dimanche, sur la radio panafricaine « Africa n°1 », le président de la République est allé de contre vérité en contre vérité, faisant de la propagande comme à son habitude. Ci-dessous de larges extraits de ses propos qui révèlent toute sa politique de haine pour les non Ivoiriens, notamment les Burkinabés.

Africa n°1 : Monsieur le Président, nous allons passer la parole à un auditeur, M. Bernard Zongo qui est au téléphone.

Bernard Zongo: Les Ivoiriens ont toujours été bien accueillis au Burkina Faso dans tous les domaines de la vie. On ne peut pas dire la même chose en revanche de la situation des Burkinabés en Côte d’Ivoire. La crise de 2002 a entraîné 600.000 Burkinabés vers leur terre natale. Ils ont été spoliés alors qu’ils ont participé à l’économie de la Côte d’Ivoire. Est-ce que vous pouvez prendre l’engagement aujourd’hui d’appliquer la recommandation de la commission d’enquête pour les exactions commis sur les Burkinabés, régler la question de la nationalité, de l’éligibilité en tenant compte des réalités démographiques propres à la Côte d’Ivoire. On sait que ce pays accueille le plus grand nombre d’étrangers. La deuxième recommandation consiste à demander une commission indépendante et impartiale pour identifier les victimes de manière à les indemniser. Voici ce que je voulais vous poser comme question. Monsieur le Président, je vous remercie de la sincérité de votre réponse.

Laurent Gbagbo : Merci. Vous devez savoir que je dois prendre seulement des engagements devant mon peuple. Je ne peux pas prendre des engagements devant vous. Ceci dit, le problème des étrangers, si vous suivez bien l’actualité dans le monde, vous voyez que ce problème n’est pas propre à la Côte d’ivoire. Je sais que vous êtes en France, vous entendez ce qui se dit, s’écrit, se prépare. Le Burkina Faso n’est pas la Côte d’Ivoire. C’est-à-dire que le Burkina n’est pas non plus une puissante terre d’accueil d’étrangers que la Côte d’Ivoire. Nous avons ici près du tiers de la population qui est étrangère. Or, comme vous faites des références, dans toutes les références écrites quand on dépasse un seuil de 10%, il y a des troubles qui arrivent.
Merci de patienter...
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