Amélie se plaint pour sa part d’avoir des seins « trop petits ». « Je pense que j’aurais dû en avoir de plus gros : ma mère en a en quantité. A cause de ça, je me sens vraiment gênée : je ne peux pas porter les habits que je veux, je dois porter des soutiens-gorge rembourrés et certains hommes se moquent de moi. Un ami m’a dit : ‘si tu n’as pas de seins, ça ne vaut pas la peine’ », confie-t-elle.
Malgré ces risques, des femmes qui ont subi le « repassage des seins » vont perpétuer la tradition. Pour protéger leur fille des regards masculins et d’une éventuelle grossesse qui jetterait le discrédit sur la famille. Ce qui pousse le Dr Flavien Ndonko à se demander : « Si demain on apprend que les hommes aiment les cheveux, les oreilles, le nez... des femmes, va-t-on tout couper pour qu’ils ne les regardent pas ? On ne peut pas mutiler la femme parce que l’on pense que l’homme ne peut pas se contrôler. L’homme n’est pas un animal ». Pour Amélie, qui nourrit une certaine rancœur vis-à -vis de sa mère, une chose est sûre : sa fille de quatre ans n’aura jamais les seins repassés.
Habibou Bangré
Malgré ces risques, des femmes qui ont subi le « repassage des seins » vont perpétuer la tradition. Pour protéger leur fille des regards masculins et d’une éventuelle grossesse qui jetterait le discrédit sur la famille. Ce qui pousse le Dr Flavien Ndonko à se demander : « Si demain on apprend que les hommes aiment les cheveux, les oreilles, le nez... des femmes, va-t-on tout couper pour qu’ils ne les regardent pas ? On ne peut pas mutiler la femme parce que l’on pense que l’homme ne peut pas se contrôler. L’homme n’est pas un animal ». Pour Amélie, qui nourrit une certaine rancœur vis-à -vis de sa mère, une chose est sûre : sa fille de quatre ans n’aura jamais les seins repassés.
Habibou Bangré

