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Le mépris de la France
La réaction de la France à ces accusations (jusque-là inconnues de l’opinion publique internationale) sont rapportées par deux symboles de la colonisation française au Cameroun. Maurice Delaunay, agent colonial installé à Dschang dans les années 1960, rejette la responsabilité sur les nationalistes. Selon ce dernier, l’insécurité était le fait des nationalistes camerounais. Et la France ne pouvait laisser perdurer le désordre dans ces différentes parties du pays. Maurice Delaunay, qui se coule aujourd’hui une retraite douce du côté de Cannes, estime avoir exécuté son mandat sans faiblesse : “ J’ai fait mon travail et rien que mon travail â€. Pierre Mesmer se défend aussi avec le même argumentaire. L’ancien ministre français et non moins administrateur colonial au Cameroun compare la riposte de l’armée française à la dangerosité des “ révolutionnaires â€. Pour lui, il ne saurait avoir de pitié pour des gens impitoyables. Ceci justifierait-il cela ? A chacun d’en juger.
Pierre Mesmer, fidèle serviteur de la France, finit en jetant le doute sur les commanditaires de l’assassinat de Félix Moumié. Il explique notamment “ que la France ne s’intéressait point à Moumié â€. Et de suggérer malicieusement la piste de Ahmadou Ahidjo, jadis présenté comme le “ père †de l’indépendance du Cameroun. Pour qui roulait Ahmadou Ahidjo ? Le documentaire est sans voix sur la question. Il l’est davantage sur d’autres questions fondamentales : la voie empruntée par les restes de Félix Moumié ; la disparition de ses dossiers médical et judiciaire ; l’acquittement du principal accusé, etc. Ce qui n’enlève rien à la qualité de ce document audiovisuel dont le plus grand mérite est de montrer la vraie histoire du Cameroun de l’indépendance.
Le mépris de la France
La réaction de la France à ces accusations (jusque-là inconnues de l’opinion publique internationale) sont rapportées par deux symboles de la colonisation française au Cameroun. Maurice Delaunay, agent colonial installé à Dschang dans les années 1960, rejette la responsabilité sur les nationalistes. Selon ce dernier, l’insécurité était le fait des nationalistes camerounais. Et la France ne pouvait laisser perdurer le désordre dans ces différentes parties du pays. Maurice Delaunay, qui se coule aujourd’hui une retraite douce du côté de Cannes, estime avoir exécuté son mandat sans faiblesse : “ J’ai fait mon travail et rien que mon travail â€. Pierre Mesmer se défend aussi avec le même argumentaire. L’ancien ministre français et non moins administrateur colonial au Cameroun compare la riposte de l’armée française à la dangerosité des “ révolutionnaires â€. Pour lui, il ne saurait avoir de pitié pour des gens impitoyables. Ceci justifierait-il cela ? A chacun d’en juger.
Pierre Mesmer, fidèle serviteur de la France, finit en jetant le doute sur les commanditaires de l’assassinat de Félix Moumié. Il explique notamment “ que la France ne s’intéressait point à Moumié â€. Et de suggérer malicieusement la piste de Ahmadou Ahidjo, jadis présenté comme le “ père †de l’indépendance du Cameroun. Pour qui roulait Ahmadou Ahidjo ? Le documentaire est sans voix sur la question. Il l’est davantage sur d’autres questions fondamentales : la voie empruntée par les restes de Félix Moumié ; la disparition de ses dossiers médical et judiciaire ; l’acquittement du principal accusé, etc. Ce qui n’enlève rien à la qualité de ce document audiovisuel dont le plus grand mérite est de montrer la vraie histoire du Cameroun de l’indépendance.

