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Ecrans noirs 2006 : Débat sur le génocide français au Cameroun
Le documentaire sur le nationaliste Félix Moumié – diffusé samedi dernier au Centre culturel français– évoque l’extermination au napalm des populations de l’Ouest et de la Sanaga maritime. L’armée française indexée.
Le Suisse Franck Garbely, à travers son documentaire sur Félix Moumié, présente une version “ institutionnellement incorrecte †de la lutte d’indépendance du Cameroun. Cette version, connue et valorisée par d’autres nationalistes comme Ngouo Woungly Massaga - alias Commandant Kisamba -, a le mérite d’aborder un sujet jusqu’ici tabou. Le génocide français au Cameroun pendant la guerre de l’indépendance du pays fait en effet l’objet d’un traitement équilibré dans le remarquable documentaire démêlant l’écheveau de l’assassinat de Félix Moumié. Tout en mettant en perspective la stratégie militaire du colonisateur en vue de “ nettoyer le maquis â€, le réalisateur donne la parole aux victimes des exactions de l’armée française. Sa Majesté Jean-Rameau Sokoudjou n’hésite pas à utiliser le vocable “ génocide â€. Le chef Bamendjou (reconnu comme nationaliste de la première heure) confirme “ que des villages entiers de l’Ouest ont été rayés de la carte à cause des tueries à grande échelle perpétrées par l’armée coloniale française â€. Dans la Sanaga maritime, André Nguimbous n’en dit pas moins. Son témoignage dans le documentaire donne également à constater l’effacement de la carte de plusieurs villages du pays Bassa. Me Jacques Verges – de célèbre renommée – enfonce le clou en confirmant le génocide français au Cameroun. L’avocat français, chargé de défendre les intérêts de la famille Moumié après l’assassinat du nationaliste, indique par ailleurs l’arme de destruction massive utilisée par les soldats français. Il s’agit notamment du napalm, une essence solidifiée au moyen du palmitate de sodium ou d’aluminium, servant à la fabrication de bombes incendiaires.
Ecrans noirs 2006 : Débat sur le génocide français au Cameroun
Le documentaire sur le nationaliste Félix Moumié – diffusé samedi dernier au Centre culturel français– évoque l’extermination au napalm des populations de l’Ouest et de la Sanaga maritime. L’armée française indexée.
Le Suisse Franck Garbely, à travers son documentaire sur Félix Moumié, présente une version “ institutionnellement incorrecte †de la lutte d’indépendance du Cameroun. Cette version, connue et valorisée par d’autres nationalistes comme Ngouo Woungly Massaga - alias Commandant Kisamba -, a le mérite d’aborder un sujet jusqu’ici tabou. Le génocide français au Cameroun pendant la guerre de l’indépendance du pays fait en effet l’objet d’un traitement équilibré dans le remarquable documentaire démêlant l’écheveau de l’assassinat de Félix Moumié. Tout en mettant en perspective la stratégie militaire du colonisateur en vue de “ nettoyer le maquis â€, le réalisateur donne la parole aux victimes des exactions de l’armée française. Sa Majesté Jean-Rameau Sokoudjou n’hésite pas à utiliser le vocable “ génocide â€. Le chef Bamendjou (reconnu comme nationaliste de la première heure) confirme “ que des villages entiers de l’Ouest ont été rayés de la carte à cause des tueries à grande échelle perpétrées par l’armée coloniale française â€. Dans la Sanaga maritime, André Nguimbous n’en dit pas moins. Son témoignage dans le documentaire donne également à constater l’effacement de la carte de plusieurs villages du pays Bassa. Me Jacques Verges – de célèbre renommée – enfonce le clou en confirmant le génocide français au Cameroun. L’avocat français, chargé de défendre les intérêts de la famille Moumié après l’assassinat du nationaliste, indique par ailleurs l’arme de destruction massive utilisée par les soldats français. Il s’agit notamment du napalm, une essence solidifiée au moyen du palmitate de sodium ou d’aluminium, servant à la fabrication de bombes incendiaires.

