@Info fin
Le 6 avril 1984 a en tout cas donné une autre importance à l’armée camerounaise. L’armée n’a pas pris le pouvoir, elle tient le pouvoir. “L’armée est faite pour défendre le pays et non pour prendre le pouvoir, sauf cas exceptionnel quand rien ne va plusâ€, théorise Pierre Semengue. Mais, qui apprécie ce “cas exceptionnel quand rien ne va plusâ€? L’armée, bien sûr, en fonction de ses propres critères. Ainsi, lorsqu’en 1991, les Camerounais descendent dans la rue pour revendiquer l’organisation d’une conférence nationale souveraine, les généraux assimilent cette demande à un coup d’Etat civil et menacent. “Je vous l’avoue aujourd’hui, si la conférence nationale s’était effectivement tenue, l’armée aurait fait un coup d’Etat; que voulez-vous? C’est coup d’Etat pour coup d’Etat. Je l’ai fait comprendre à tous en d’autres tempsâ€, martèle le Général Semengue dans le livre. Et de poursuivre: “L’Armée a la force des armes, qui aurait pu s’opposer à sa prise de pouvoir? Heureusement que le président de la République a tranché le problème en déclarant “Sans Objet†la Conférence Nationale Souveraineâ€.
Pierre Semengue va même plus loin, revendiquant la séquestration en octobre 1992 de John Fru Ndi qui s’attribuait la victoire à la présidentielle de ce mois. “Conscient du fait que si M. Fru Ndi était tué, sa mort serait imputée au pouvoir, ce qui aurait certainement entraîné une guerre civile, j’ai décidé de protéger la concession de M. Fru Ndi en y mettant un peloton de Gendarmerie (…) Je l’ai fait bien avant l’instauration de l’Etat d’urgence qui n’interviendra que cinq jours plus tardâ€, révèle-t-il.
Cameroun, qui gouverne: l’armée ou le président? Voilà qui va peut-être animer le débat sur le rôle de l’armée en démocratie.
Le 6 avril 1984 a en tout cas donné une autre importance à l’armée camerounaise. L’armée n’a pas pris le pouvoir, elle tient le pouvoir. “L’armée est faite pour défendre le pays et non pour prendre le pouvoir, sauf cas exceptionnel quand rien ne va plusâ€, théorise Pierre Semengue. Mais, qui apprécie ce “cas exceptionnel quand rien ne va plusâ€? L’armée, bien sûr, en fonction de ses propres critères. Ainsi, lorsqu’en 1991, les Camerounais descendent dans la rue pour revendiquer l’organisation d’une conférence nationale souveraine, les généraux assimilent cette demande à un coup d’Etat civil et menacent. “Je vous l’avoue aujourd’hui, si la conférence nationale s’était effectivement tenue, l’armée aurait fait un coup d’Etat; que voulez-vous? C’est coup d’Etat pour coup d’Etat. Je l’ai fait comprendre à tous en d’autres tempsâ€, martèle le Général Semengue dans le livre. Et de poursuivre: “L’Armée a la force des armes, qui aurait pu s’opposer à sa prise de pouvoir? Heureusement que le président de la République a tranché le problème en déclarant “Sans Objet†la Conférence Nationale Souveraineâ€.
Pierre Semengue va même plus loin, revendiquant la séquestration en octobre 1992 de John Fru Ndi qui s’attribuait la victoire à la présidentielle de ce mois. “Conscient du fait que si M. Fru Ndi était tué, sa mort serait imputée au pouvoir, ce qui aurait certainement entraîné une guerre civile, j’ai décidé de protéger la concession de M. Fru Ndi en y mettant un peloton de Gendarmerie (…) Je l’ai fait bien avant l’instauration de l’Etat d’urgence qui n’interviendra que cinq jours plus tardâ€, révèle-t-il.
Cameroun, qui gouverne: l’armée ou le président? Voilà qui va peut-être animer le débat sur le rôle de l’armée en démocratie.

