La commerçante révèle qu’elle a été la première à vendre des safous à Château-Rouge, après un parcours du combattant. Elle raconte : " Mes études en marketing à Bordeaux terminées, je suis rentrée au Cameroun où je me suis mariée et où j’ai commencé à travailler aux côtés de mon père dans une agence de voyage, de 1991 à 2000 ". Année où, lors d’une visite familiale à Paris, elle décide de rester. " Parce que je trouvais mes enfants un peu déséquilibrés, abandonnés ". Rester, oui, mais quoi faire pour vivre ? " J’ai commencé comme aide-coiffeuse. Quelques mois après, la patronne constatant que je faisais bien la cuisine m’a conseillé la restauration. C’est ainsi que je commence la restauration ambulante. Je vendais du " ndolè " et des beignets aux haricots dans un chariot. Je me suis imposée dans le milieu afro par mes prix. " Sa spécialisation dans le safou est arrivée comme par hasard : " Mon mari resté au Cameroun m’envoyait de temps en temps les ingrédients pour ma cuisine. C’est ainsi qu’il y a introduit une fois une petite quantité de safous, croyant que ça n’allait pas marcher. Surprise, les gens étaient intéressés. A partir de là , il a commencé à m’envoyer des sacs ".

