En Autriche, l’ancien joueur du club de cricket de Vienne, Hugo Meisl, est devenu en 1912 le patron du football national, en dépit des efforts de son père pour en faire un banquier. Après la défaite de la sélection nationale face à la Hongrie, la même année, il demande à l’arbitre anglais de la rencontre, John Howcroft, comment faire pour préparer son équipe pour les Jeux olympiques. Howcroft lui conseille de contacter Hogan. Une des plus formidables associations du football européen était née, qui allait créer ce que l’on appelle l’“école danubienneâ€. Les deux hommes sont des avants calculateurs, partisans de la possession du ballon et de la technique au détriment du muscle. Ils diffusent dans toute l’Europe centrale une variante du jeu de passe écossais jusqu’à ce que, en 1934, l’Autriche de Meisl soit battue 1 à 0 par l’Italie en demi-finale de la Coupe du monde.
6. Le réalisme italien
Après cette victoire sur l’Autriche, l’Italie défait la Tchécoslovaquie en finale, et conserve son titre quatre ans plus tard en France. Mais ces succès viennent après une longue succession d’échecs. Dans les années 1920, le football italien est physique. Les primes de victoire de plus en plus élevées incitent le joueur à vouloir gagner à tout prix. Mais, après avoir perdu 2 à 1 face à l’Allemagne en 1929, Vittorio Pozzo, l’entraîneur italien, écrit dans le quotidien sportif Il Littoriale que cette obsession des résultats paralyse le football italien. Ce qu’il faut, c’est plus “de calme, de prudence, de précision et de techniqueâ€. Comme Hogan et Meisl, Pozzo déteste le principe du troisième arrière-centre, préférant déployer un milieu de terrain offensif avec un succès remarquable. “Le secret de notre équipe, c’est sa capacité à attaquer avec le moins d’hommes possible, sans distraire les arrières de leur mission défensiveâ€, écrit le journaliste Mario Zappa au lendemain de la Coupe du monde de 1938. Un principe dont les Italiens ne se sont jamais complètement départis.
Mais, pendant ce temps-là , de l’autre côté du Rideau de fer, on travaille à peaufiner un nouveau dispositif tactique.
6. Le réalisme italien
Après cette victoire sur l’Autriche, l’Italie défait la Tchécoslovaquie en finale, et conserve son titre quatre ans plus tard en France. Mais ces succès viennent après une longue succession d’échecs. Dans les années 1920, le football italien est physique. Les primes de victoire de plus en plus élevées incitent le joueur à vouloir gagner à tout prix. Mais, après avoir perdu 2 à 1 face à l’Allemagne en 1929, Vittorio Pozzo, l’entraîneur italien, écrit dans le quotidien sportif Il Littoriale que cette obsession des résultats paralyse le football italien. Ce qu’il faut, c’est plus “de calme, de prudence, de précision et de techniqueâ€. Comme Hogan et Meisl, Pozzo déteste le principe du troisième arrière-centre, préférant déployer un milieu de terrain offensif avec un succès remarquable. “Le secret de notre équipe, c’est sa capacité à attaquer avec le moins d’hommes possible, sans distraire les arrières de leur mission défensiveâ€, écrit le journaliste Mario Zappa au lendemain de la Coupe du monde de 1938. Un principe dont les Italiens ne se sont jamais complètement départis.
Mais, pendant ce temps-là , de l’autre côté du Rideau de fer, on travaille à peaufiner un nouveau dispositif tactique.

