4. La révolution anglaise
A la même époque, le football britannique est en pleine stagnation. La règle qui impose la présence de trois défenseurs pour qu’un avant puisse être considéré en jeu entraîne la diminution du nombre de buts et la raréfaction du public. Il est temps d’agir et, pour une fois, la Fédération anglaise le fait, persuadant les autorités internationales de modifier la règle afin que seuls deux adversaires soient nécessaires pour qu’un avant se retrouve en jeu. Le début de la saison 1925-1926 est marqué par des résultats aberrants, les équipes peinant à s’adapter à la nouvelle règle. La défaite 7-0 d’Arsenal face à Newcastle en est l’une des meilleures illustrations. Ce match persuade Herbert Chapman, le flamboyant et très inventif entraîneur d’Arsenal, de repenser ses dispositifs tactiques. Il en résulte le système du troisième arrière-centre ou stoppeur. Chapman avait déjà tenté cette approche à l’époque où il s’occupait de Northampton Town, encourageant ses avants à se replier quand ils étaient dépossédés du ballon, non pour repousser l’adversaire mais pour attirer la défense adverse. C’est la fin du 2-3-5 traditionnel, et Arsenal aligne ce qui est en fait un 3-3-4. La tactique s’avère payante puisque West Ham est battu 4 à 0. Progressivement, un autre avant commence lui aussi à remonter et, quand Arsenal décroche le titre de champion d’Angleterre en 1931, l’équipe joue en 3-2-2-3, le célèbre WM.
Malheureusement, si Arsenal dispose de joueurs capables de contre-attaquer, ce n’est pas le cas de tout le monde. Le football qui leur permet de remporter cinq fois le championnat dans les années 1930 est enthousiasmant mais, pour la plupart des autres équipes, le WM se résume à une tactique défensive. Une fois encore, le football britannique s’enlise. Il faudra attendre qu’une nouvelle vision du jeu naisse chez un Anglais, exilé aux Pays-Bas, pour qu’Albion vive une renaissance.
5. L’essor de l’“école danubienneâ€
Le déclin du football anglais a des raisons complexes et multiples, mais on peut se demander ce qui se serait passé si le génie de Jimmy Hogan avait été reconnu dans son pays. Doué sur le plan technique, il développe sa vision du football quand il commence à jouer dans le club londonien de Fulham et qu’il y découvre le jeu de passe pratiqué par les nombreux joueurs écossais de l’équipe. Sa carrière sur le terrain connaît une fin prématurée en raison d’une blessure au genou. Il accepte étonnamment, en 1910, d’entraîner l’équ
A la même époque, le football britannique est en pleine stagnation. La règle qui impose la présence de trois défenseurs pour qu’un avant puisse être considéré en jeu entraîne la diminution du nombre de buts et la raréfaction du public. Il est temps d’agir et, pour une fois, la Fédération anglaise le fait, persuadant les autorités internationales de modifier la règle afin que seuls deux adversaires soient nécessaires pour qu’un avant se retrouve en jeu. Le début de la saison 1925-1926 est marqué par des résultats aberrants, les équipes peinant à s’adapter à la nouvelle règle. La défaite 7-0 d’Arsenal face à Newcastle en est l’une des meilleures illustrations. Ce match persuade Herbert Chapman, le flamboyant et très inventif entraîneur d’Arsenal, de repenser ses dispositifs tactiques. Il en résulte le système du troisième arrière-centre ou stoppeur. Chapman avait déjà tenté cette approche à l’époque où il s’occupait de Northampton Town, encourageant ses avants à se replier quand ils étaient dépossédés du ballon, non pour repousser l’adversaire mais pour attirer la défense adverse. C’est la fin du 2-3-5 traditionnel, et Arsenal aligne ce qui est en fait un 3-3-4. La tactique s’avère payante puisque West Ham est battu 4 à 0. Progressivement, un autre avant commence lui aussi à remonter et, quand Arsenal décroche le titre de champion d’Angleterre en 1931, l’équipe joue en 3-2-2-3, le célèbre WM.
Malheureusement, si Arsenal dispose de joueurs capables de contre-attaquer, ce n’est pas le cas de tout le monde. Le football qui leur permet de remporter cinq fois le championnat dans les années 1930 est enthousiasmant mais, pour la plupart des autres équipes, le WM se résume à une tactique défensive. Une fois encore, le football britannique s’enlise. Il faudra attendre qu’une nouvelle vision du jeu naisse chez un Anglais, exilé aux Pays-Bas, pour qu’Albion vive une renaissance.
5. L’essor de l’“école danubienneâ€
Le déclin du football anglais a des raisons complexes et multiples, mais on peut se demander ce qui se serait passé si le génie de Jimmy Hogan avait été reconnu dans son pays. Doué sur le plan technique, il développe sa vision du football quand il commence à jouer dans le club londonien de Fulham et qu’il y découvre le jeu de passe pratiqué par les nombreux joueurs écossais de l’équipe. Sa carrière sur le terrain connaît une fin prématurée en raison d’une blessure au genou. Il accepte étonnamment, en 1910, d’entraîner l’équ

