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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nathalie Yamb Nathalie Yamb a écrit le 10 avril 2006 à 21h10
La liberté ne nous sera jamais offerte. Nous devons la conquérir. Une liberté « octroyée », une liberté négociée est une liberté factice. La seule liberté qui tienne la route est celle qui est arrachée par la lutte des mains des tyrans et des colons. On ne fait pas de révolution en adoptant la politique du dos rond face à ses adversaires. On ne gagne pas son indépendance en faisant concession sur concession. La conquête de la liberté nécessite la reconnaissance de la beauté des angles. Il faut savoir dire non. Il faut savoir assumer son combat et le prix à payer pour parvenir à ses fins.

Ainsi que le disait Malcom X : "Il n’y a pas de révolution pacifique. Il n’y a pas de révolution non-violente. La révolution est sanglante. La révolution est hostile. La révolution ne connaît pas de compromis. La révolution retourne et détruit tout ce qui se met en travers de son chemin. Si vous n’êtes pas prêts à user de la violence, alors effacez le mot révolution de vos dictionnaires !"

Nous ne connaissons pas avec certitude la clé du succès. Mais la clé de l’échec est d’essayer de plaire à l’oppresseur. Nous ne détestons pas les français; nous détestons l’oppresseur. Et s’il arrive que l’oppresseur soit français, alors nous le détestons. Quand il arrêtera de nous opprimer, nous arrêterons de le haïr. En ce moment, en Côte d’Ivoire et en Afrique dite francophone, l’oppresseur, l’ennemi, c’est la France.

On ne peut pas plaire à tout le monde. Il faut cesser de vouloir séduire les autres. Il est important que nos leaders comprennent qu’ils doivent d’abord être aimés par leurs peuples, et non pas plaire à la France ou à la « communauté internationale ». Ils doivent s’atteler à ne pas perdre notre admiration. En 1946, nos parents et grands-parents admiraient Houphouët-Boigny. Mais dès lors qu’il a composé avec la France, le combattant Houphouët-Boigny est devenu un « collabo », dans le sens le plus négatif du terme. Il a lui-même contribué à enterrer un combat qui était le sien quelques années plus tôt. Aujourd’hui, la résistance est incarnée par Laurent Gbagbo. Qui ne devra jamais oublier qu’Houphouët-Boigny, en décidant de collaborer avec la France aux conditions des français, est devenu le fossoyeur de la Côte d’Ivoire.
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