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CAMEROUN
Tribalisme et préparation du chaos
Les affairistes politiques qui ont écumé les rangs de l’opposition à l’approche des dernières élections, ainsi que la minorité des citoyens camerounais qui ont voté pour Paul Biya, porteront l’entière responsabilité du chaos vers lequel le Cameroun se dirige dans les années à venir. Le dernier gouvernement confirme nos analyses publiées ces derniers mois sur ce pays.
Par Ndzana Seme
NEW YORK 12/12/2004 - Le 8 décembre dernier, la couleur du chaos a été annoncée avec la formation d’un gouvernement tribaliste et néocolonial, dont la pléthore des portefeuilles consacre la gabegie et la corruption. Ceci au moment même où le Cameroun, plongé depuis 1986 dans une désastreuse politique économique d’assistance extérieure, vient d’être classé par le S&P parmi les plus mauvais créanciers du monde ; le prochain classement qui l’attend étant la cessation des paiements ou faillite.
En effet, comme nous l’avons décrit quelques semaines avant les dernières élections frauduleuses, le pouvoir de Paul Biya applique deux stratégies essentielles, le tribalisme et l’impunité, avec leurs tactiques de terreur et de menaces de terreur, pour maintenir les Camerounais soumis et piller impunément les ressources du pays.
C’est la famille du général de division Méka René Claude - celui chez qui 16 généraux et officiers en majorité bulu se réunissaient le 4 Juin 2004, pendant que la rumeur répandue sur la mort de Paul Biya circulait, pour planifier l’assassinat du Cardinal anglophone Hristian Tumi et du président nordiste de l’assemblée Cavaye Djibril - qui a été choisie pour la défense du pouvoir tribaliste.
Rémy Ze Meka, le neveu de René Claude Meka, d’une famille des Akonolinga proche de feu Jeanne Irène Atyam, installée dans l’arrondissement de Zoétélé non loin de Mvomeka, est le ministre de la défense.
Pour obtenir le poste de la défense, Ze Meka a promis à Paul Biya qu’il va éliminer les officiers de l’armée camerounaise qui collaboreraient avec Guérandi. Il déclare avoir des noms de suspects, qu’il va « défaire » sans tarder.
On se souvient qu’à la tête de la gendarmerie qu’il vient de quitter, Ze Meka a en effet la triste réputation de maltraiter ses hommes en tenue, allant jusqu'à employer des gendarmes pour les travaux de ses plantations personnelles, sans leur payer de salaire.
CAMEROUN
Tribalisme et préparation du chaos
Les affairistes politiques qui ont écumé les rangs de l’opposition à l’approche des dernières élections, ainsi que la minorité des citoyens camerounais qui ont voté pour Paul Biya, porteront l’entière responsabilité du chaos vers lequel le Cameroun se dirige dans les années à venir. Le dernier gouvernement confirme nos analyses publiées ces derniers mois sur ce pays.
Par Ndzana Seme
NEW YORK 12/12/2004 - Le 8 décembre dernier, la couleur du chaos a été annoncée avec la formation d’un gouvernement tribaliste et néocolonial, dont la pléthore des portefeuilles consacre la gabegie et la corruption. Ceci au moment même où le Cameroun, plongé depuis 1986 dans une désastreuse politique économique d’assistance extérieure, vient d’être classé par le S&P parmi les plus mauvais créanciers du monde ; le prochain classement qui l’attend étant la cessation des paiements ou faillite.
En effet, comme nous l’avons décrit quelques semaines avant les dernières élections frauduleuses, le pouvoir de Paul Biya applique deux stratégies essentielles, le tribalisme et l’impunité, avec leurs tactiques de terreur et de menaces de terreur, pour maintenir les Camerounais soumis et piller impunément les ressources du pays.
C’est la famille du général de division Méka René Claude - celui chez qui 16 généraux et officiers en majorité bulu se réunissaient le 4 Juin 2004, pendant que la rumeur répandue sur la mort de Paul Biya circulait, pour planifier l’assassinat du Cardinal anglophone Hristian Tumi et du président nordiste de l’assemblée Cavaye Djibril - qui a été choisie pour la défense du pouvoir tribaliste.
Rémy Ze Meka, le neveu de René Claude Meka, d’une famille des Akonolinga proche de feu Jeanne Irène Atyam, installée dans l’arrondissement de Zoétélé non loin de Mvomeka, est le ministre de la défense.
Pour obtenir le poste de la défense, Ze Meka a promis à Paul Biya qu’il va éliminer les officiers de l’armée camerounaise qui collaboreraient avec Guérandi. Il déclare avoir des noms de suspects, qu’il va « défaire » sans tarder.
On se souvient qu’à la tête de la gendarmerie qu’il vient de quitter, Ze Meka a en effet la triste réputation de maltraiter ses hommes en tenue, allant jusqu'à employer des gendarmes pour les travaux de ses plantations personnelles, sans leur payer de salaire.

