CA CHAUFFE AU KMER LES GARS
Trois anciens directeurs généraux interpellés
Armand ESSOGO CT
[22/02/2006]
Leur interpellation a eu lieu hier à l’effet de les mettre à la disposition de la Justice.
Un certain nombre d’anciens responsables des sociétés d’Etat ont été interpellés hier. Selon un communiqué du vice-Premier ministre, ministre de la Justice Garde des sceaux, des informations judiciaires sont ouvertes contre un certain nombre de responsables présumés auteurs de détournements de deniers publics, de corruption, de faux et d’usage de faux au préjudice de l’Etat et de certains établissements publics. Aux premières heures de la matinée, la police a effectué une descente au siège de certaines entreprises publiques. Bien avant ces descentes dans les bureaux, les domiciles de certains anciens directeurs généraux de sociétés d’Etat ont été investis par les forces de l’ordre (police et gendarmerie confondues). Sont ainsi concernés par cette opération : l’ancien directeur général du Feicom, Emmanuel-Gérard Ondo Ndong, l’ancien directeur général de la Société immobilière du Cameroun, Gilles Roger Belinga, et l’ancien directeur général du Crédit foncier du Cameroun, Joseph Edou. Ces hauts responsables ont été interpellés respectivement par les éléments du SED, ceux de la police judiciaire et ceux du Groupement spécial d’opérations (GSO). Toutes ces personnalités ont été limogées récemment soit par le conseil d’administration de leur structure, soit par décret présidentiel.
Certains de leurs collaborateurs auraient également été pris. Il s’agit pour l’ensemble des responsables chargés des services financiers. Selon des informations dignes de foi, au Feicom, l’agent comptable et la caissière seraient concernés. A la Société immobilière du Cameroun au cours de la descente de la police judiciaire au siège de l’entreprise, toutes les issues ont été bouclées. C’est dans cette confusion qu’une équipe de journalistes qui traînait par là a ainsi été momentanément cueillie par les fins limiers de la police. L’intervention des forces de l’ordre était visiblement bien orchestrée. Toutes les dispositions ont été prises pour isoler les sièges des sociétés concernées d’éventuels informateurs postés à l’extérieur. Les téléphones portables ont été saisis, et la police s’est assurée de leur extinction au préalable. Les policiers, nerveux, ont passé les pièces d’identité des visiteurs à la loupe.
Trois anciens directeurs généraux interpellés
Armand ESSOGO CT
[22/02/2006]
Leur interpellation a eu lieu hier à l’effet de les mettre à la disposition de la Justice.
Un certain nombre d’anciens responsables des sociétés d’Etat ont été interpellés hier. Selon un communiqué du vice-Premier ministre, ministre de la Justice Garde des sceaux, des informations judiciaires sont ouvertes contre un certain nombre de responsables présumés auteurs de détournements de deniers publics, de corruption, de faux et d’usage de faux au préjudice de l’Etat et de certains établissements publics. Aux premières heures de la matinée, la police a effectué une descente au siège de certaines entreprises publiques. Bien avant ces descentes dans les bureaux, les domiciles de certains anciens directeurs généraux de sociétés d’Etat ont été investis par les forces de l’ordre (police et gendarmerie confondues). Sont ainsi concernés par cette opération : l’ancien directeur général du Feicom, Emmanuel-Gérard Ondo Ndong, l’ancien directeur général de la Société immobilière du Cameroun, Gilles Roger Belinga, et l’ancien directeur général du Crédit foncier du Cameroun, Joseph Edou. Ces hauts responsables ont été interpellés respectivement par les éléments du SED, ceux de la police judiciaire et ceux du Groupement spécial d’opérations (GSO). Toutes ces personnalités ont été limogées récemment soit par le conseil d’administration de leur structure, soit par décret présidentiel.
Certains de leurs collaborateurs auraient également été pris. Il s’agit pour l’ensemble des responsables chargés des services financiers. Selon des informations dignes de foi, au Feicom, l’agent comptable et la caissière seraient concernés. A la Société immobilière du Cameroun au cours de la descente de la police judiciaire au siège de l’entreprise, toutes les issues ont été bouclées. C’est dans cette confusion qu’une équipe de journalistes qui traînait par là a ainsi été momentanément cueillie par les fins limiers de la police. L’intervention des forces de l’ordre était visiblement bien orchestrée. Toutes les dispositions ont été prises pour isoler les sièges des sociétés concernées d’éventuels informateurs postés à l’extérieur. Les téléphones portables ont été saisis, et la police s’est assurée de leur extinction au préalable. Les policiers, nerveux, ont passé les pièces d’identité des visiteurs à la loupe.

