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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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New Bell New Bell a écrit le 7 février 2006 à 9h30
Womé n’était pas coupable !

La déception du Camerounais Rigobert Song après le match nul face à l'Egypte qui ouvre la porte du Mondial 2006 à la Côte d'Ivoire.
(Photo: AFP)Entre une qualification et une élimination, la différence tient parfois à très peu de choses. Le Cameroun en fait, une nouvelle fois, l'amère expérience.

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De l’un de nos envoyés spéciaux en Egypte

L’équipe du Cameroun est repartie. Pas Pierre Womé Nlend.

Les joueurs sont rentrés dans leurs clubs, pas Pierre Womé Nlend. Car le défenseur de l’Inter de Milan n’est jamais venu en Egypte.

Les dirigeants sont retournés au pays.

Une désillusion de plus dans la vie des « Lions Indomptables » qui ont connu beaucoup d’immenses joies et autant de périodes de désespoir. Il s’en est fallu de si peu que l’équipe continue sa route. Un simple tir au but.

Réussi, raté ; raté, réussi. Une véritable loterie, bien préférable à la pièce jetée en l’air autrefois pour départager les équipes qui n’avaient pu le faire sur le terrain. Beaucoup ont été contraints de se soumettre à cette séance des tirs au but aussi éprouvante pour les nerfs des joueurs que pour ceux des supporteurs. Et quelques uns parmi les plus grands, les plus célèbres ont failli à l’instant du tir qui allait ou pouvait faire la décision. Roberto Baggio, par exemple, lors de la finale de la Coupe du monde 1994. Son échec personnel laissait le titre au Brésil.

Au Caire, il y a longtemps que la séance de tirs au but avait commencé. Eto’o le premier, Drogba ensuite ; un Camerounais puis un Ivoirien en alternance. Fait exceptionnel, sans doute unique dans les annales du football de ce niveau, les joueurs de chacune des deux équipes, de l’avant-centre au gardien de but, s’étaient soumis à l’épreuve. Pas un n’avait manqué la cible. Il fallait repartir de zéro. Eto’o s’élançait, son tir passait largement au-dessus de la barre. Son camarade et rival de l’autre camp, Drogba, ne tremblait pas. Son essai, sans coup férir, était transformé. La Côte d’Ivoire entrait en demi-finale. Fin de route, en revanche, pour les « Lions Indomptables » qui avaient paru si inébranlables dans la compétition au point, pour beaucoup, de devenir le favori de l’épreuve.

Samuel Eto’o, meilleur joueur d’Afrique, meilleur buteur du tournoi, meilleur buteur de la Liga avant de venir à la CAN, un des grands d’Espagne et d’Europe, avait failli comme un joueur plus anonyme du groupe, moin
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