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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Bamenda Bamenda a écrit le 6 février 2006 à 22h08
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Stéphane Bikey avait déjà traversé les frontières de son quartier Bonamoussadi et de son établissement scolaire, le lycée d'Akwa Nord à Douala, où l'apprenti footballeur est élève en classe de 4ème. Sa réputation en ce moment est telle que, Pierre Ndjili, l'entraîneur national cadets est mis au parfum. Le pensionnaire du centre de formation Dream Star de Douala est convoqué chez les Lionceaux pour participer à la Can cadets aux Seychelles. Une compétition où les Lionceaux n'obtiendront que le 4ème rang, synonyme d'élimination pour la coupe du monde.

En revanche, les poulains de Ndjili sont invités à prendre part au tournoi Méridien à Bari en Italie. Le bilan des Camerounais lors de cette compétition est nul. Les moins de 18 ans camerounais ont enregistré quatre défaites sur les quatre rencontres livrées. Cependant, la classe de Bikey au poste de défenseur central n'a pas laissé les nombreux superviseurs des clubs européens indifférents. Notamment ceux de l'Espagnol de Barcelone. Après trois années passées au centre de formation de ce club catalan, le jeune Bikey se contentera de jouer avec l'équipe réserve. Le nombre de places réservées pour les extra-communautaires dans l'équipe première étant atteint.

Conséquence, en 2004, le jeune défenseur central, qui a fêté ses 21 ans le 08 janvier dernier est prêté au modeste club de Shinnik Yaroslavl, en première division russe. Un championnat où, depuis peu de temps, le technicien portugais Artur Jorge, partage sa science du football. Les prestations de Bikey en une saison ont attiré vers lui les équipes phares de Moscou, dont le Lokomotiv. Ici, malgré les douze nationalités différentes dans l'effectif, le costaud gaillard qui a signé un contrat de 5 ans, s'impose comme un titulaire et découvre la coupe de l'Uefa.

Selon l'entraîneur national Engelbert Mbarga, le Cameroun, qui s'apprête à tourner la page Kalla a son héritier tout trouvé. Un jeune homme qui a déjà évolué chez les cadets et les juniors (éliminé sur le chemin de la Can 2003 par la Côte d'Ivoire) et qui à le mérite d'être technique, solide et puissant. Il ne manque au joueur au dread locks que l'expérience, pour qu'il soit dans la lignée des grands liberos camerounais. Comme il y a trois ans, sa route a été barrée par la Côte d'Ivoire. Mais son histoire avec les Lions, en si peu de temps, a déjà tellement de passé pour ne pas avoir beaucoup d'avenir.
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