Comment avez-vous trouvé ces jeunes joueurs ?
C.L. : Je suis allé voir beaucoup de matches de championnat. On a essayé d'aller un peu partout... même si ça n'est pas facile d'aller partout dans le Congo, parfois pour des raisons de sécurité. Mais on a pris ceux qu'on a vu. Il y des joueurs de Goma, de Lubumbashi ou de Kinshasa. Petit à petit, on a constitué le socle de la sélection nationale avec ces joueurs de qualité. Mais on en a encore à découvrir ! Je suis sûr qu'on n'a pas encore tout vu. Vous savez, c'est pays immense : entre 50 et 70 millions d'habitants, cinq fois plus grand que la France. Si tout était structuré et si la paix revenait vraiment, ça pourrait devenir le premier pays de football en Afrique vue la passion qu'il y a en RDC.
Vous aviez appliqué les mêmes recettes à la tête du Cameroun ?
C.L. : J'ai toujours fait ça, j'ai toujours déniché des joueurs. Si vous regardez un peu en arrière, l'équipe du Cameroun qui est allée en quarts de finale de la Coupe du monde, il y avait 70 % de jeunes joueurs que j'avais découverts dans les villages ou qui jouait en deuxième division. C'était une grande fierté. Au Sénégal, c'était pareil et, au Congo, c'est pareil. On a trouvé des Mputu, des Mbala ou des Mbele.
On peut dire que la RDC vous doit beaucoup...
C.L. : Je ne vais pas jouer les faux-culs mais je ne pense que pas ce soit grâce à moi. C'est vrai que j'ai donné l'impulsion, j'ai changé beaucoup de choses, j'ai bossé. J'ai tout changé : l'organisation, les structures, l'encadrement, la discipline. On a travaillé sur des bases tactiques très précises. Après, ce sont les joueurs. Ma qualité, c'est de dénicher le talent. Mais, pour qu'ils arrivent à bien jouer au football, il faut qu'ils aient du talent. Et le talent, ça n'est pas moi qui leur ai donné. Je suis juste un révélateur. Je pense que j'ai toujours été un metteur en scène.
Pourtant, vous aviez failli quitter les Simbas après les éliminatoires pour le Mondial 2006 ?
C.L. : Je vis une aventure formidable avec eux. Je suis resté grâce aux mots qu'ils ont eu à mon égard dans le bus après le match contre l'Afrique du Sud (2-2). Là , j'ai pleuré tout seul dans ma chambre. Les Camerounais m'ont toujours beaucoup ému. C'est ma deuxième patrie. Mais ce que les joueurs m'ont dit après ce match pour ne pas que je parte, je crois que je m'en souviendrai toute ma vie.
C.L. : Je suis allé voir beaucoup de matches de championnat. On a essayé d'aller un peu partout... même si ça n'est pas facile d'aller partout dans le Congo, parfois pour des raisons de sécurité. Mais on a pris ceux qu'on a vu. Il y des joueurs de Goma, de Lubumbashi ou de Kinshasa. Petit à petit, on a constitué le socle de la sélection nationale avec ces joueurs de qualité. Mais on en a encore à découvrir ! Je suis sûr qu'on n'a pas encore tout vu. Vous savez, c'est pays immense : entre 50 et 70 millions d'habitants, cinq fois plus grand que la France. Si tout était structuré et si la paix revenait vraiment, ça pourrait devenir le premier pays de football en Afrique vue la passion qu'il y a en RDC.
Vous aviez appliqué les mêmes recettes à la tête du Cameroun ?
C.L. : J'ai toujours fait ça, j'ai toujours déniché des joueurs. Si vous regardez un peu en arrière, l'équipe du Cameroun qui est allée en quarts de finale de la Coupe du monde, il y avait 70 % de jeunes joueurs que j'avais découverts dans les villages ou qui jouait en deuxième division. C'était une grande fierté. Au Sénégal, c'était pareil et, au Congo, c'est pareil. On a trouvé des Mputu, des Mbala ou des Mbele.
On peut dire que la RDC vous doit beaucoup...
C.L. : Je ne vais pas jouer les faux-culs mais je ne pense que pas ce soit grâce à moi. C'est vrai que j'ai donné l'impulsion, j'ai changé beaucoup de choses, j'ai bossé. J'ai tout changé : l'organisation, les structures, l'encadrement, la discipline. On a travaillé sur des bases tactiques très précises. Après, ce sont les joueurs. Ma qualité, c'est de dénicher le talent. Mais, pour qu'ils arrivent à bien jouer au football, il faut qu'ils aient du talent. Et le talent, ça n'est pas moi qui leur ai donné. Je suis juste un révélateur. Je pense que j'ai toujours été un metteur en scène.
Pourtant, vous aviez failli quitter les Simbas après les éliminatoires pour le Mondial 2006 ?
C.L. : Je vis une aventure formidable avec eux. Je suis resté grâce aux mots qu'ils ont eu à mon égard dans le bus après le match contre l'Afrique du Sud (2-2). Là , j'ai pleuré tout seul dans ma chambre. Les Camerounais m'ont toujours beaucoup ému. C'est ma deuxième patrie. Mais ce que les joueurs m'ont dit après ce match pour ne pas que je parte, je crois que je m'en souviendrai toute ma vie.

