Samedi 10 mars 1984, il est plus de 17h à Abidjan. Le Cameroun doit jouer un match déterminant pour une place en demi finale contre la Côte-d`Ivoire, le pays organisateur. " Si quelqu`un ne se sent pas capable, s`il se sent fatigué ou malade, qu`il laisse le maillot. Mais, si quelqu`un se sent capable, qu`il prenne le maillot". Parole de Ibrahim Mbombo Njoya aux Lions Indomptables à quelques minutes de la rencontre. Le ministre de la Jeunesse et des sports qui faisait quasiment ombrage à l`entraîneur Yougoslave Ridanovic, était au four et au moulin. A la suite de cette instruction, Isaac Sinkot, latéral gauche de la Dynamo de Douala qui n`était pas titulaire, se leva aussi et alla chercher son maillot. Non pour être remplaçant, mais, pour être sur le terrain. "C`était sa manière du ministre de nous galvaniser", se souvient Onana Eloundou Elie alias Panka. Défenseur central des Lions Indomptables, remplaçant tout au long de cette expédition ivoirienne. Certains rapportent que, comme cela était devenu une tradition au Brésil, Sinkot Isaac s`était levé parce qu`il était courageux.
Le geste de Isaac Sinkot n`est pas une légende, mais, une réalité. Toutefois, le classement était préalablement fait par les entraîneurs. Isaac Sinkot savait d`ailleurs qu`il faisait partie du 11 entrant. "C`est vrai que je suis allé chercher mon maillot lorsque le ministre Mbombo Njoya nous a demandé de le faire. L`actuel président de la Confédération africaine de football Issa Hayatou qui était secrétaire général de la Fécafoot, était là . Mais, c`est pendant le repas que j`ai appris que je devais jouer", révèle aujourd`hui Isaac Sinkot qui ajoute que " j`étais mieux préparé par rapport au public que j`ai connu lors d`un stage professionnel à Abidjan et par rapport à ma performance lors des entraînements." Point de surprise. Luc Mbassi , qui avait cédé sa place, n`avait pas manifesté.. Mais, l`appel de Mbombo Njoya qui sonnait comme un marteau sur le crâne, n`était qu`une motivation. Sur le terrain, "Zimbabwé" (l`autre petit nom de Sinkot en plus de "Njasso") brille de mille feux. Un centre de la gauche et Roger Milla qui est dans les encablures des buts de Koffi Kouadio, ouvre le score à la 42è minute. Bonaventure Djonkep alourdit le score à la 61è minute et le Cameroun peut poursuivre la compétition jusqu`au sommet.
Le geste de Isaac Sinkot n`est pas une légende, mais, une réalité. Toutefois, le classement était préalablement fait par les entraîneurs. Isaac Sinkot savait d`ailleurs qu`il faisait partie du 11 entrant. "C`est vrai que je suis allé chercher mon maillot lorsque le ministre Mbombo Njoya nous a demandé de le faire. L`actuel président de la Confédération africaine de football Issa Hayatou qui était secrétaire général de la Fécafoot, était là . Mais, c`est pendant le repas que j`ai appris que je devais jouer", révèle aujourd`hui Isaac Sinkot qui ajoute que " j`étais mieux préparé par rapport au public que j`ai connu lors d`un stage professionnel à Abidjan et par rapport à ma performance lors des entraînements." Point de surprise. Luc Mbassi , qui avait cédé sa place, n`avait pas manifesté.. Mais, l`appel de Mbombo Njoya qui sonnait comme un marteau sur le crâne, n`était qu`une motivation. Sur le terrain, "Zimbabwé" (l`autre petit nom de Sinkot en plus de "Njasso") brille de mille feux. Un centre de la gauche et Roger Milla qui est dans les encablures des buts de Koffi Kouadio, ouvre le score à la 42è minute. Bonaventure Djonkep alourdit le score à la 61è minute et le Cameroun peut poursuivre la compétition jusqu`au sommet.

