Sa carrière d’athlète de haut niveau, le footballeur professionnel la sait irrémédiablement de courte durée: une dizaine d’années; une quinzaine tout au plus lorsqu’il l’entame, comme Pélé, à dix sept ans. Car la trentaine passée de deux ou trois ans, personne n’est plus bon pour le haut niveau: des générations montantes plus alertes en jambe vous poussant à la touche ou au ridicule. De courte durée, sa carrière est aussi aléatoire: un incident malheureux suffit pour la briser, irréversiblement. C’est donc quelqu’un qui sait que ses jours sont comptés, et qu’il peut inopinément avoir à quitter la scène. Avec frénésie, il recherche donc l’amélioration de sa situation, hanté par l’idée de devoir céder la place à plus performant que lui. Et tout le reste n’est que supputations, conjonctures, contes et feuilletons pour bonnes lunes en mal d’émotion.
Mais pour lui, l’essentiel, -le salaire, les primes, la notoriété- est désormais ailleurs: à Barcelone, à Madrid, à Milan, à Londres ou à Manchester où siègent les clubs cossus. Lorsqu’on est un joueur de la trempe de Samuel Eto’o, lorsqu’on est comme il l’est flanqué d’une armada de conseillers, on ne confond pas l’ombre avec la proie. Il faut alors qu’il soit vraiment charitable et bon enfant pour songer à déserter son club pendant un mois pour se mettre à la disposition des Lions indomptables.
Mais pour lui, l’essentiel, -le salaire, les primes, la notoriété- est désormais ailleurs: à Barcelone, à Madrid, à Milan, à Londres ou à Manchester où siègent les clubs cossus. Lorsqu’on est un joueur de la trempe de Samuel Eto’o, lorsqu’on est comme il l’est flanqué d’une armada de conseillers, on ne confond pas l’ombre avec la proie. Il faut alors qu’il soit vraiment charitable et bon enfant pour songer à déserter son club pendant un mois pour se mettre à la disposition des Lions indomptables.

