Or les Camerounais n’aimaient pas et n’aiment toujours pas le sport. Sinon, le pays de Roger Milla (le plus populaire des footballeurs africains), le pays de Issa Hayatou (le président de la Confédération africaine de football), le pays de Samuel Eto’o (le meilleur joueur africain de l’heure) aurait honte des infrastructures dérisoires et misérabilistes qui sont les siennes. La mise en place desdites infrastructures constituerait un devoir régalien auquel n’échapperaient ni les municipalités, grandes ou petites, ni même les établissements d’enseignement. Il y aurait sous l’égide du ministre en charge des Sports et l’Education physique; des compétitions pour minimes, cadets, juniors et seniors. La tragédie de Njo Léa , la même que celle de Michel Njensi, fut que face à eux, en rangs serrés, se trouvaient des requins, des magouilleurs. Et l’utilisation, à foison, des métaphores les plus vides, incapables de donner l’exacte mesure de la rouerie des obsessions, des hantises des gens bornarts tout à la jouissance individuelle au sein de la médiocrité générale en substituant leur bien être aux nobles poursuites de l’idéal achève de les confondre et de les disqualifier.

