L’intégration politique ne se quémande pas, elle se conquiert - Interview d’Alain Soral
Pour conforter cette thèse un peu désenchantée, je vous ferai remarquer qu’une intégration sociale et politique ça ne se quémande pas, ça se conquiert, l’histoire même de tous les groupes dominés démontre bien que le pouvoir ne vous donne jamais rien que vous ne lui ayez arraché de haute lutte. Un groupe s’éveille, puis se structure et produit des élites solidaires. Est-ce que vous pensez que les ouvriers au XIXème siècle ont demandé gentiment au patronat de leur donner des acquis sociaux au nom de l’égalité et des droits de l’homme ? Non, ils se sont organisés, ils ont trouvé la faille, notamment la grève, pour peser dans le rapport de force. S’ils s’étaient contentés de pleurnicher et de brûler des calèches, on leur aurait envoyé l’armée.
Pour conforter cette thèse un peu désenchantée, je vous ferai remarquer qu’une intégration sociale et politique ça ne se quémande pas, ça se conquiert, l’histoire même de tous les groupes dominés démontre bien que le pouvoir ne vous donne jamais rien que vous ne lui ayez arraché de haute lutte. Un groupe s’éveille, puis se structure et produit des élites solidaires. Est-ce que vous pensez que les ouvriers au XIXème siècle ont demandé gentiment au patronat de leur donner des acquis sociaux au nom de l’égalité et des droits de l’homme ? Non, ils se sont organisés, ils ont trouvé la faille, notamment la grève, pour peser dans le rapport de force. S’ils s’étaient contentés de pleurnicher et de brûler des calèches, on leur aurait envoyé l’armée.

