Salle d’embarquement
Nous nous sommes donc couchés sur les chaises présentes dans cette salle pour nous reposer après deux jours de voyage. A une heure donc, un autre groupe de six étudiants camerounais, en provenance de Bruxelles, nous a rejoint dans cette salle en nous disant qu’on leur a demandé d’attendre le samedi matin pour entrer en Ukraine puisqu’il se fait tard. Il s’agissait exactement de Bertrand, de Aubin, de Symphorien, de Séverin, de Patrick et d’un anglophone donc le prénom ne me revient plus.
Samedi matin donc, c’est-à -dire le 5 novembre 2005, de bonne heure, les autorités sont arrivées et nous ont fait comprendre que tous ceux qui partent en direction de Zurich doivent s’apprêter à se faire enregistrer. Comme dans mon groupe, il n’y avait que Jean de Dieu qui n’avait pas de billet retour, elles l’ont appelé et sont allées le menacer. Elles lui disaient qu’il devait très vite trouver de l’argent pour qu’on lui achète son billet retour et c’est ainsi que dans la violence qu’ils ont utilisée pour le lui demander cela, ils ont détruit sa valise et ses poches. De notre côté, il nous ont emmenés moi, Boris, Mathurin, Elvis, et Victor jusqu’à la salle d’embarquement sans toujours nous dire pourquoi est-ce qu’elles veulent nous faire rentrer au Cameroun. C’est à ce moment que, moi, personnellement, j’ai pris l’initiative d’interpeller un des officiers qui nous conduisaient pour lui faire part de notre préoccupation. Je lui ai demandé cela en ces termes : “ Monsieur s’il vous plaît ; vous voulez nous faire rentrer chez nous ; okay, nous ne refusons pas de rentrer. Mais nous vous prions de nous donner seulement une raison que nous allons nous justifier avec devant nos différentes familles une fois au pays. On ne doit pas débarquer devant une famille qui a dépensé des millions pour nous faire voyager sans même leur dire pourquoi la mort de certains membres de la famille. †Il m’a répondu en ces termes : “ Je ne fais qu’obéir aux ordres du chef. †J’ai répliqué en lui disant que : “ Monsieur, je pense que vous êtes quand même mieux placé que nous pour voir votre chef et lui demander pourquoi est-ce qu’il veut nous faire rentrer sans motif. †Il me demande : “ Vous venez même en Ukraine faire quoi exactement ? †Je lui réponds : “ faire des études.†Puis, il me dit : “ Qui doit payer ces études ? †je réponds : “ Chacun de nous ici présent a son argent pour ....
http://www.africatime.com/Cameroun/nouvelle.asp?no_nouvelle=233261&no_categorie=
Nous nous sommes donc couchés sur les chaises présentes dans cette salle pour nous reposer après deux jours de voyage. A une heure donc, un autre groupe de six étudiants camerounais, en provenance de Bruxelles, nous a rejoint dans cette salle en nous disant qu’on leur a demandé d’attendre le samedi matin pour entrer en Ukraine puisqu’il se fait tard. Il s’agissait exactement de Bertrand, de Aubin, de Symphorien, de Séverin, de Patrick et d’un anglophone donc le prénom ne me revient plus.
Samedi matin donc, c’est-à -dire le 5 novembre 2005, de bonne heure, les autorités sont arrivées et nous ont fait comprendre que tous ceux qui partent en direction de Zurich doivent s’apprêter à se faire enregistrer. Comme dans mon groupe, il n’y avait que Jean de Dieu qui n’avait pas de billet retour, elles l’ont appelé et sont allées le menacer. Elles lui disaient qu’il devait très vite trouver de l’argent pour qu’on lui achète son billet retour et c’est ainsi que dans la violence qu’ils ont utilisée pour le lui demander cela, ils ont détruit sa valise et ses poches. De notre côté, il nous ont emmenés moi, Boris, Mathurin, Elvis, et Victor jusqu’à la salle d’embarquement sans toujours nous dire pourquoi est-ce qu’elles veulent nous faire rentrer au Cameroun. C’est à ce moment que, moi, personnellement, j’ai pris l’initiative d’interpeller un des officiers qui nous conduisaient pour lui faire part de notre préoccupation. Je lui ai demandé cela en ces termes : “ Monsieur s’il vous plaît ; vous voulez nous faire rentrer chez nous ; okay, nous ne refusons pas de rentrer. Mais nous vous prions de nous donner seulement une raison que nous allons nous justifier avec devant nos différentes familles une fois au pays. On ne doit pas débarquer devant une famille qui a dépensé des millions pour nous faire voyager sans même leur dire pourquoi la mort de certains membres de la famille. †Il m’a répondu en ces termes : “ Je ne fais qu’obéir aux ordres du chef. †J’ai répliqué en lui disant que : “ Monsieur, je pense que vous êtes quand même mieux placé que nous pour voir votre chef et lui demander pourquoi est-ce qu’il veut nous faire rentrer sans motif. †Il me demande : “ Vous venez même en Ukraine faire quoi exactement ? †Je lui réponds : “ faire des études.†Puis, il me dit : “ Qui doit payer ces études ? †je réponds : “ Chacun de nous ici présent a son argent pour ....
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